[Cinéma] Cowboys & Envahisseurs – Les Aliens aimaient déjà le Sud à cette époque

Etonnant. Avec un titre aussi parlant que le nanard volontaire Des serpents dans l’avion, Cowboys & Envahisseurs (Cowboys & Aliens en VO) réussit a passionner sans inviter le ridicule malgré tout le potentiel de son nom. Le pitch, affreusement simple commence comme un film de cowboys traditionnel, l’Etranger (Daniel Craig) interrompt le cours normal des choses dans une petite ville dominé par un ancien colonel (Harrison Ford) propriétaire d’un troupeau de vache. Après avoir interrompu le fils du dit propriétaire dans son humiliation publique du barman (Sam Rockwell). Mais la venue de l’Etranger amnésique n’est que le cadet des soucis de tous car voilà que le soir venue, des vaisseau spatiaux attaquent et kidnappent certains des êtres chères de la petite bourgade, forçant une délégation a partir tôt le matin avec, à leur tête, l’Etranger, seul homme armé à son poignet d’une sorte de pistolet laser. A côté de lui s’ajoutent Ella, une jeune femme qui semble être attirer par notre étranger pour autre chose que ces beaux yeux, et un petit garçon (Noah Ringer) déterminé à retrouver son grand-père.

L’histoire passe alors par tout les tournants classiques des deux genres, sans exception, avec une facilité qui n’enlève rien au plaisir de consommer l’action et les différents retournements de situations de cette aventure. La situation peut paraitre absurde pour les spectateurs, mais elle ne l’est pas du tout pour les personnages confrontés à une menace dont ils ne comprennent rien. Les envahisseurs sont appelés des Démons pendant quasiment tout le film puisque c’est le seul mot qui peut correspondre pour qualifier cette menace que l’imaginaire n’a pas encore qualifié durant cet âge de chercheur d’or et de voleur des grandes plaines.

Tiens, j'ai un bidule sur le bras

L’interprétation des acteurs passe par de nombreux poncifs que l’on se fait un plaisir de consommer quand ils sont présentés dans un contexte aussi original. La réalisation de John Favreau réussit a maintenir l’attention durant les deux heures de films, retranscrit la violence et l’héroïsme désespérés des personnages. La seule originalité chez les acteurs vient de Ford qui incarne pour une fois un personnage de vieux raciste forcé de rejoindre une mauvaise troupe de combattant de fortune. Daniel Craig campe une héros mystérieux et mal à l’aise dans son rôle de leader qui doit apprendre à dissimuler tout ce qu’il ignore tout en incarnant l’espoir pour un vieux, un barman, un prêtre, une femme mystérieuse et un gamin prêt à tout contre une technologie et une force dont ils ne savent rien. Il n’y a donc pas moulte bad asserie mais beaucoup d’héroïsme et de courage de la part des personnages. Aucun numéro d’acteur mais aucune disparité marquante non plus (Ford nous gratifie tout de même d’un sourire en coin, comme il sait si bien les faire, vers la fin du film).

Harrison Ford, ses deux passions : son fils et ses vaches

Cowboys & Envahisseurs rentre dans la tradition des films d’aventures à la Indiana Jones, moins la comédie, avec tout ce que cela sous entends comme clichés dans l’héroïsme et dans la musique qui appui parfois un peu trop l’émotion qui est déjà bien traduit à l’écran. Les effets spéciaux, et tout particulièrement l’intégration à l’écran et le design des aliens fonctionnent tous admirablement. Toutes mandibules dehors, les gros insectes ont de quoi effrayer nos pionniers de l’aventures et n’ont pas besoin de se cacher pour faire leur impression. Il a tout de même fallu recourir à quatre studios pour financer ce projet (Dreamworks Pictures, Universal Pictures, Reliance Entertainment et Relativity Media) et ça se voit. Un bel effort pour un divertissement réussit. Cowboys & Envahisseurs constitue un excellent divertissement pendant les vacances et sera un excellent compétiteur face à Captain America pour obtenir dose d’action et d’aventure estivale.

PS : Si jamais vous êtes à la recherche du comics derrière cette « adaptation », cet article devrait vous convaincre de ne pas vous ennuyer avec. Il se trouve qu’en fait, pour faire court, le comics a été crée après que le pitch pour le film ait reçu beaucoup d’enthousiasme de la part de magazine comme Variety.

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Auteur:Mathieu Lubrun - Hororo

25/02/82, 1m80, à peine 60 kilos et élevé pour parcourir le macadam parisien de refuge en refuge. Chroniqueur rock depuis 2004 sur Eklektik-rock, bibliothécaire 2.0 depuis 2008, passionné de musique (metal, jazz, rap, electro …) et de comics. Alcoolique de concerts et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie.

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