Oui, le mec qui a pour habitude de vous parler de films asiatiques et d’obscures groupes de metal ou de hardcore vous parle aujourd’hui de Beyblade, la sensation des cours de récré qui a pris la suite de Pokemon. Les toupies, les appareils pour les lancer, les gamins qui comptent 1 2 3 et hurlent HYPER VITESSE, tout le bazar que des parents doivent connaître actuellement si tant est que leurs enfant est à la page (à moins que la mode n’ait changé depuis, n’hésitez pas à me le signaler dans les commentaires).
Beyblade Metal Fusion est donc la quatrième saison de la série animé Beyblade. Après trois saisons autour de l’équipe des Blade Breakers, l’histoire suit maintenant le personnage de Gingka Hagane, petit nouveau dans une grande ville, parti de son village pour rencontrer des adversaires capable d’affronter sa toupie Pegasus. Il fait la rencontre d’un jeune garçon, aussi fan des Beyblade, ce qui l’amène ensuite sur la route du leader d’un petit groupe de gamin dont le but est de voler les points des autres pour gagner plus facilement la compétition.
Je ne questionnerais pas la cohérence de l’histoire, aussi ridicule ou simpliste soit-elle, car ce n’est pas le but. La série s’adresse à des enfants et l’histoire tient suffisamment la route, tant que l’on accepte le principe des combats de toupies. Que les toupies soient capable de provoquer des ouragans, que l’on puisse les diriger par la parole, et faire référence à « leur coeur » se maintient après tout dans le cadre des clichés de ce genre. Les personnages le visage déformés hurlant des « C’EST IMPOSSIBLE » quand ils se rendent compte que la victoire qu’il croyait acquise vient de leur être volée par la force du héros, les sempiternelles références à l’amitié, à la confiance en soi… Tout cela, je ne peux m’en moquer puisque j’ai moi-même regarder des séries comme Dragon Ball Z ou les Power Rangers qui en abusaient.
En revanche, ce que j’ai du mal à saisir, c’est l’obstination des personnages à parler avec leurs toupies. Qu’elles aient un nom est assez normal puisque toute l’action est centré autour d’elle. Elles n’ont par contre rien de magique ou de robotique, et que des gamins ne cessent de leur parler comme à des être doués de parole me dérange un peu et doit aussi étonner pas mal de parents. Vers la fin des années 80, quand je fréquentais encore la cours de récré de l’école Sainte Anne j’avais des billes, mais jamais il me serait venu à l’esprit de parler à mes billes ! Ca aurait été le signal pour mes parents d’un comportement psychotique! Mais dans le monde de Beyblade, rien de tout cela. D’ailleurs, les adultes sont tous absent à l’écran, et le personnage le plus âgé (à l’air mystérieux et aux lunettes rectangulaires pour bien montrer que c’est un méchant) m’a tout l’air d’être tout au plus un adolescent.
Mais, au delà des discussions unilatéral avec sa toupie, il y a d’autres éléments qui font de Beyblade une série difficile à recommander. L’animation très limité à cause de plans fixe dans lesquels on animent que la bouche (sans tomber dans les excès de la série les Kangoo, le nadir de l’animation pour enfant), l’intégration maladroite des effets numérique pour faire tourner les toupies à grande vitesse, les dialogues insipides assez peu crédibles pour des enfants de l’âge des spectateurs visés, c’est à dire pas plus de dix ans (contrairement à la série Titeuf qui avait réussi a bien s’adapter à son époque). Tout cela fait de Beyblade une série assez moisi que les parents achèteront quand même pour faire plaisir à leurs enfants. Ceci dit, parents, si vous vous sentez dépassés et que vous vous retenez de tomber dans les clichés digne de Télérama, à la grande époque, sur les japoniaiseries, ne vous retenez pas : Il s’agit bien d’une série animé de bien piètre qualité.
Enfin, quelques mots sur le DVD en lui-même. Ce premier volume contient quatre épisodes en version française uniquement, donc pas de sous titres, et encore moins de bonus. Aucune option n’est disponible pour donner une valeur ajouté par rapport à ce que vos enfants auront vu à la télévision. L’intérieur du DVD se permet même de rappeler le nom de la chaine sur laquelle est diffusé la série, comme si il n’était pas suffisamment mis en évidence dans le DVD même. De plus, le DVD annonce une durée de 30 minutes par épisodes, alors que l’on est plus proche des 21 minutes! Une belle brochette de défaut qui n’handicaperont en rien la vente des toupies et des DVD mais préviendront, je l’espère, les parents curieux d’acheter l’objet pour leurs enfants.
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Beyblade Metal Fusion, un film de Kunihisa Sugishima, des éditions Zylo – Disponible en DVD et Blu Ray depuis le 4 octobre 2011.































