[Metal Horror Show] Lostprophets continuent de répandre la bonne parole du neo-metal

Quelques semaines après la sortie de Weapons, le nouvel album de Lostprophets, et alors que le groupe est en pleine tournée mondiale, revenons un peu sur la genèse de ce groupe qui a déjà cinq albums à son actif. A la fin des années 90, la fusion et le neo-metal sont en train de casser la baraque un peu partout dans le monde. C’est dans ce contexte qu’en 1997 Ian Watkins (chant) et Mike Lewis  (basse puis lead guitar) forment Lostprophets, avec Lee Gaze (guitare) et Mike Chiplin (batterie).  Un peu plus tard, se joignent à eux Stuart Richardson et Jamie Oliver. Tout ce petit monde se trouve à Pontypridd, près de Cardiff au Pays de Galles. Eh oui, Lostprophets sera un des rares groupes de neo-metal européen à tirer son épingle du jeu parmi les mastodontes US.

Après trois EP, le groupe sort son premier album, The Fake Sound of Progress en 2001 sur Visible Noise, un label britannique indépendant. Suite au succès de l’album, il ressortira un an plus tard chez Columbia, ce qui permettra au groupe de percer aux Etats-Unis. Cet album est une vraie réussite, énergique et agressif bien comme il faut, et l’on se souviendra longtemps des deux titres d’ouverture, Shinobi vs Dragon Ninja et surtout, The Fake Sound of Progress, le morceau fusion par excellence, qui de par sa longueur et sa créativité, montre que le groupe n’est pas formaté radio. Dix ans plus tard, force est de constater que ces morceaux s’écoutent toujours avec autant de plaisir. Le groupe continue sur cette lancée avec son deuxième album Start Something, sorti en 2004, qui lui aussi regorge de pépites, telles que We still kill the old way et Burn Burn. On sent tout de même une orientation plus mainstream voire un poil pop avec notamment le single Last Train Home.

En 2006 sort Liberation Transmission, sur lequel, clairement, l’évolution qui avait commencé à se faire sentir dans l’album précédent est plus marquée. Exit la fusion, Lostprophets se rapproche désormais du punk-rock. Le départ du batteur Mike Chiplin pour divergences musicales n’est sûrement pas étranger à cette nouvelle orientation musicale.  Les choses se compliquent ensuite pour le groupe, puisqu’il va connaître pas mal de difficultés pour enregistrer son quatrième album (réenregistrement total de l’album suite à la déception du groupe devant le résultat initial, rupture de contrat avec Columbia, départ de Ilan Rubin, le nouveau batteur, débauché par Nine Inch Nails qui sera remplacé par Luke Johnson…). The Betrayed voit finalement le jour en 2010. Sur cet album, il y en a pour tous les goûts, puisqu’on trouve aussi bien des morceaux plutôt burnés, renouant avec l’ancienne formule musicale du groupe (If it wasn’t for hate we’d be dead by now, Dstryr/Dstryr) que des morceaux plus pépères (Where we belong, Darkest blue). Jamie Oliver a d’ailleurs déclaré sur twitter que cet album avait « le mordant de Start Something, le potentiel tubesque de Liberal Transmission et la personnalité de The Fake Sound of Progress. »

Deux ans après est donc paru Weapons, le dernier opus en date, dans la lignée de son prédécesseur, porté par Bring Em Down et We Bring An Arsenal les deux singles semblant être taillés pour le pogo. Côté live, Lostprophets était de passage à Paris au Bataclan le 8 mai dernier. La salle était loin d’être pleine, donc rattrapez-vous le 8 juillet à Amnéville au Sonisphere ou dans les quelques autres festivals européens auxquels ils participeront. Pour les avoir vus sur scène il y a deux ans, franchement ça vaut le coup. Certes, on ne peut pas dire que les membres du groupe soient très causants, mais après tout, à un concert de Lostprophets on n’est pas là pour papoter mais pour suer !! Et puis messieurs c’est un bon moyen de traîner votre copine à un concert de neo-metal, puisque Ian Watkins a quelques arguments qui, sans aucun doute, sauront toucher votre chère et tendre !

Pour finir, voici le clip du dernier single du groupe :

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Auteur:MS

Après avoir sévi sur la blogosphère quelque temps, elle avait juré qu'on ne l'y reprendrait plus. Et puis un appel à candidatures de la part de la Fille du Rock l'a décidée à sortir de son silence 2.0 pour faire partager son avis sur l'actualité culturelle du moment. Fonctionnant au coup de coeur, ses chroniques sont plus basées sur un ressenti personnel que sur des considérations technico-techniques, puisqu'elle officie ici en tant que simple amatrice d'albums et de films de qualité. Assez éclectique sur le plan musical (ne vous attendez quand même pas trop à ce qu'elle vous parle d'electro ni de musette), elle a un faible pour les voix féminines et lorsqu'elle va au cinéma elle aura tendance à choisir un petit film indépendant plutôt qu'un blockbuster américain.

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