[Metal Horror Show] Apocalyptica, quand le son va tout va

Apocalyptica. apocalypti quoi ? non pas quoi, apocalyptica !
Ah oui, sinon je croyais avoir une entrée en matière probable et potable mais visiblement c’est râté… tout autant que le titre ! Et pourtant, Apocalyptica vaut son pesant de cacahuètes et mérite d’être traité avec attention !

Aux allergiques du classique, aux amoureux de la grosse saturation et de la disto à outrance, réjouissez-vous, Apocalyptica répondra à vos attentes, d’autant plus au fil des nouveaux albums. Amoureux du classiques, fanatiques de la musique de chambre et des quintette à poils drus en goguette au petit salon de Marie Antoinette de Versailles, sortez tatouages, binouzes et laissez pousser les cheveux –
ou les perruques – ça va envoyer du lourd dans les chaumières. Si Apocalyptica était le gentil quatuor à cordes un peu cinglé capable de transformer durablement les chansons des non moins célèbres Metallica à l’aide de leurs violoncelles, force est de constater que le combo a… légèrement… changé depuis !

Un peu syphonés du bulbe, les finlandais – oui encore eux, on ne se refait pas, au milieu des Children of Bodom, Nightwish & consort – ont tout de même bien flairé le fillon marketing, embarquant avec eux toute une flopée d’afficionados amoureux à la fois du metal, de metallica, de la belle musique et des gros accords qui tâchent. Pari réussi et belle intronisation dans le milieu.

Avec tout ça, Apocalyptica existe tout de même depuis 1993. Le combo fêtera donc d’ici une petite année ses 20 ans et une quantité non négligeable d’albums ! Plays Metallica by four cellos remonte maintenant à 1996 et pas moins de 10 ans nous sépare de leur album référence : Cult. Comme quoi les violoncellistes avaient vu juste en choisissant le nom. En 2003, Reflexions voit se systématiser la présence de guests et de featuring, notamment l’arrivée de Dave Lombardo derrière les futs sur disque et durant quelques concerts. 7th Symphony leur petit dernier daté de 2010 voit revenir le susdit batteur, également accompagné de Gavin Rossdale (Bush), Brent Smith (Shinedown),Lacey Mosley (Flyleaf), et Joe Duplantier (Gojira)… en français dans le texte, excusez du peu !

 

Question sonorité, je crois que le mieux est de laisser la parole à Wikipedia. Visiblement la notion d’accessibilité et de clareté a du s’enfuir en cours de route :
« La construction musicale est essentiellement modale tout comme celle d’un groupe de metal habituel. L’harmonie s’en ressent avec des percussions, un violoncelle basse, une ligne intermédiaire présentant l’harmonie proprement dite, une voix de chant (parfois illustrée par la voix humaine), et dans cette construction un solo (plus aigu) rappelant un lied (absent). La construction de leurs morceaux est, en substance, extrêmement académique. »

 

Quoi qu’il en soit, le plus simple étant encore d’écouter un groupe de musique plutôt que d’en parler pendant des heures, nous vous conseillons donc Cult en prélude, suivi de leur premier Opus et de jeter un petit oeil à leurs live, souvent impressionants, magistralement coordonnés et à la scénographie plutôt sympathique. A noter également la présence récurrente d’un batteur qui fera vrombir de votre estomac basses et cymbales !

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Auteur:uGo

Musicien malgré lui depuis l’âge de ses 6 ans, survivant d’une école d’art, plongé à ébullition dans le digital, Ugo par mégalomanie aime bien parler de lui à la troisième personne. Après plus de 3 ans à profiter gratos de concerts et festivals en prétextant y faire quelques photos et un article par-ci, par-là, l’hurluberlu voyageur n’a toujours pas compris que cumuler projets associatifs et bénévoles ne nourrit pas son homme. Qu’importe, le but du recrutement ici était de boire des coups ! Au-delà des pitreries, la musique, l’art et la culture sont ses grandes marottes, et tout projet allant dans cette direction titillera ses sens aiguisés et en alerte (épatant non ?).

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