La réputation de Municipal Waste s’est à la fois construite sur des disques de cross over Thrash / Punk extrêmement efficaces et des concerts où les body board étaient autorisés pour mieux slammmr sur le public. Le thrash n’a jamais été un genre propice à foutre le bordel, mais les déchets municipaux (c’est à dire les poubelles, trash en anglais geddit?) ont en fait leur marque de fabrique. Cette identité a permis de relancer l’intérêt du public et des critiques pour un mélange qui n’avait pas connu e renouveau depuis son éclosion avec des groupes comme D.R.I. (Dirty Rotten Imbecile), S.O.D. (Stormtroopers of Death, side project de Scott Ian de Anthrax) ou encore Nuclear Assault (avec Danny Lilker de Brutal Truth) au début des années 80. Municipal Waste a popularisé de nouveau les vastes a patch, les paroles sur la destruction massive et s’est adjoint la force de frappe d’un batteur expérimenté, en la personne de Dave Witte (Discordance Axis, Burnt by the Sun), dès leur deuxième album.
Depuis, la vague de groupe de cross over fêtard est passée et seuls les plus convaincus continue d’exister et de faire vivre ce genre. C’est donc avec plaisir que l’on accueille le retour estival de cette machine bien huilée, provocatrice de concerts bordéliques et jouissifs durant lesquels ont ne peut que s’attendre à être asperger de bière et lever le poing en répétant les refrains de chansons aussi mémorables que You’re cutt off, Sadistic magician, Mental shock, Beer pressure ou encore Jesus freaks. Après un avant dernière album décevant, leur dernier est une petite bombe a neutron peuplé de zombies voraces. Un album parfait pour courir dans tout les sens et rejoindre une mêlée de chevelus en furie. Si vous ne connaissez pas encore, plonger dedans immédiatement et si vous connaissez déjà alors rendez-vous dans la salle.































