[Live Report] Municipal Waste – Retour vers le futur du passé du thrash

Les concerts de thrash sont une occasion de renouer avec le passé, pour les plus vieux, ou de faire un voyage dans le temps pour tout ceux qui, comme moi, sont nées dans les années 80 mais n’ont pas connus cette belle époque fluorescente et gonflé à la coke. Sur la scène du Nouveau Casino joue Hemoragy, un quartet de Marty Mac Fly fraîchement sortis de leur Doloréan pour interpréter un concert un peu approximatif de thrash inspirés par les vertes années du genre. Le batteur tient à peu près la route mais le chanteur a du mal à tenir le micro et la guitare.

Le groupe n’en est pourtant pas à ses débuts puisqu’ils sont en fait présent dans notre sphère temporelle depuis l’an 2001. Leur tête d’adolescent excuse toutefois les approximations, d’autant plus que Jésus lui-même vient leur prêter main forte, ainsi qu’un fan déterminé a mettre en place un wall of death avec le maximum de personne motivé. Le bougre n’arrivera qu’à inciter six personnes à se rentrer dedans au milieu du large espace que lui laissèrent le public. Merci pour la nostalgie, mais même si tout le monde est venu voir un groupe de thrash résolument rétro, les déchêts municipaux roulent à bien plus vite que 88 miles à l’heure.

Flyer Municipal Waste

Au premier coup de semonce, la folie s’empare du public et le chanteur de Municipal Waste à a peine finit de crier « Circle pit » que la masse de thrasheux révétus de veste a patch réponds à la demande et part en vrille dans un joyeux moment de folie. Au raton des dégats physique, je n’ai vu qu’une arcade sourcilière saignante ce qui relève du miracle vu le bordel ambiant durant cette heure de concert. C’était court mais intense. Tout les disques du groupe sont passés en revue, de Waste’em all (Sweet attack), à Hazardus mutation (Unleash the bastards), en passant par The Art of partying (Beer pressure), sans éviter Massive agressive (Wolves of Chernobyl) jusqu’à l’excellent The fatal feast (You’re cut off). Une succession de titres enchaînés sans trop de temps mort si ce n’est pour proposer de recevoir une branlette de la part de Dave Witte ou démontrer leur incapacité à parler de politique en interprétant tout ce qu’ils sont capable de composer sur ce sujet : un équivalent de You suffer de Napalm Death.

Pas de prise de tête, si ce n’est pour la recoller à son propre cou quand on aura fini de la secouer dans tout les sens.

Bien que j’ai pu éprouvé à entendre très clairement la guitare par moment depuis mon coin de salle, l’intensité du spectacle compensait cette petite frustration. Le jeu du bassiste compensait de bien belle manière ce manque grâce à un claquement régulier et suffisamment mélodique pour combler le manque. Un petit solo en introduction de Sadistic magician finira aussi de montrer que la présence de la basse dans Municipal Waste n’est pas relégué au dernier rang. Mais plus que la technique des musiciens, ce sont leurs sourires et leur plaisir de jouer pour des spectateurs aussi réceptif et réactif, comme la prouvé ce couple qui à peine monté sur scène pour slammer pendant Boner city (trad: la ville des érections) en a profité pour se rouler un patin. En somme, tout ce que l’on pouvait attendre du’ne soirée en compagnie de Municipal Waste s’est matérialisé à un moment ou un autre et le groupe a pu repartir tout aussi satisfait que son public. Et quoi qu’en dose les parisiens, un concert qui finit tôt (vers 21H40), ça ne fait pas de mal.

Tags: , ,

Auteur:Mathieu Lubrun - Hororo

25/02/82, 1m80, à peine 60 kilos et élevé pour parcourir le macadam parisien de refuge en refuge. Chroniqueur rock depuis 2004 sur Eklektik-rock, bibliothécaire 2.0 depuis 2008, passionné de musique (metal, jazz, rap, electro …) et de comics. Alcoolique de concerts et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie.

Répondre