S’il y a bien une boîte en France qui marche bien et arrive à étendre ses tentacules dans toutes les directions, c’est Ankama ! Pire qu’hallucinant, le studio accumule les succés depuis des années ce lui donne une marge de manoeuvre pour se faire plaisir, faire plaisir à ses employés, et ravir la communauté de lecteurs de BD et de joueurs.
Après des séries de BD complétement loufoques, c’est un jeu qui part d’un projet libre cette année : Fly’n. Il était à la Japan Expo et j’ai pu le tester (sachant que je l’attendais déjà depuis quelques mois, du coup, j’ai été fort ravi ! Et ce plaisir a été multiplié par mille quand j’ai réalisé que le mec qui était passé me dire, l’air de rien, « tu sais tu peux faire ça en appuyant sur telle touche », tel un bon animateur de stand en tenue civile (comprendre sans le t-shirt Ankama de rigueur), n’était autre que Sylvain Trabut, le papa-poule du projet / concepteur originel. Quand on rencontre ce genre de mec, dans un premier temps on pense « ouaaaah, la chance », et juste après, un espèce de gène du blogueur se met en route et on pose naturellement des questions, sans vraiment prendre de notes, juste pour mieux situer le projet et avoir des anecdotes à lâcher dans l’article.
Un trip indé ?
Oui et non en fait, Sylvain m’a dit que le jeu était né à une occasion simple, celle où on lui a dit « Ecoute Sylvain, t’es DA, tu bosses bien, t’as des délires sympas, au lieu d’aller sur un projet aléatoire, propose-nous un truc ! » Et comme Sylvain aime les jeux de plateformes bien dynamiques, il en a fait un. C’est simple, non ? Le truc est un petit jeu sans grande prétention mais séduit, il se retrouve donc avec son prototype et une petite équipe pour en faire un jeu qui évolue grâce à l’interaction de matières grises.
C’est bien d’avoir le bon délire, mais alors, au final, ce jeu, il vaut quoi ? Je l’ai testé sur PC avec une manette de XBox, le jeu sortira exclusivement sur PC, et je ne vous en dévoilerait pas grand chose, si j’ai pu jouer une demi-heure, c’est bien le maximum, mais c’est assez pour se faire une petite idée. Le jeu propose deux forces frappantes : ses graphismes et son dynamisme. Vous jouez un petit organisme tout mignon qui roule plus ou moins dans un univers très naturel pour récolter des petits points blancs (apparemment c’est de la sève et ça s’appelle des « Hélys »). Et le jeu est beau ! Définitivement, il coule, il roule, l’univers est très cohérent, plein de détails, de richesses visuelles, et le tout dans une ambiance très zen. M’étonnerait pas qu’ils aient loué un jardin zen pour développer le jeu, histoire de s’immerger !
Mais ce n’est pas tout, la carte maitresse du jeu, c’est cet organisme mignon et évolutif. En de nombreux points du jeu, il faudra changer de type d’organismes via des mini-canons génétiques pour acquérir différents pouvoirs et ainsi réveiller une plante par l’intermédiaire de la musique ou grimper aux murs. Le but est de faire quelque chose de fluide, avec un petit côté Super Meat Boy en moins gore et un poil moins hardcore. Il n’empêche qu’avec la variété et les surprises qui surgissent, même en 30 minutes, il faut sortir un peu son cervelet !
A surveiller donc, au tarif « petit jeu ».
Edit: J’ai modifié quelques détails vous noterez ;p































