[Chronique] Enabler – Néant. Chaos. Mosh part.

Tout les groupes de hardcore signés sur Southern Lord ne descendent pas de Entombed ou de Cursed, preuve en est avec Enabler. Connu pour être le groupe de Andy Hurley, ex batteur de Fall Out Boy, Enabler ne partage donc rien d’autre que quelque rythme un peu rock avec son ancien groupe.

Non, le style de Enabler est a classer dans le metalcore, mais le bon. Avant que ne le terme ne soit employé pour qualifier tout les groupes de At the Gates core, le terme recouvrait un large panel de groupe allant de Converge à ZAO (les chrétiens pas très catholiques). C’est du côté de ces derniers que le quatuor se place. Du hardcore inspiré par des groupes de death metal américain soutenu par une rythmique moderne, rapide et dynamique. A cela s’ajoute une touche plus contemporaine à la Trap Them et des mosh part croustillantes. Le résultat s’intitule All hail the void et contient douze titres de pure énergie.

Sur papier, le concept est déjà entendu. En revanche, à l’écoute on se laisse facilement prendre au piège. Les capacités de Andy Hurley derrière les futs n’ont rien à voir avec celle qu’il mettait en oeuvre dans Fall Out Boy. Il faut dire qu’avant de rejoindre le fameux groupe d’émo, il a fait ses armes dans divers groupes de hardcore/power violence comme Racetraitor et Killtheslavemaster (des groupes de power violence afro centriste composés exclusivement de blancs, si si je vous jure que ça a existé) et ne fait donc que retourner à ses premiers amours.

La production et la musique élime au maximum l’aspect hardore du groupe dont il ne reste que des rythmes two step et la voix. Les paroles sont très simple mais très efficace. A chaque titre son titre / refrain destiné a être repris en choeur (Le No one is coming back from the dead scandé à la fin de False profit est un bon exemple du genre). All hail the void est un album conçu pour fédérer le public et provoquer de gros mosh pit. Un disque écrit pour ne faire fonctionner que deux neurones lors des concerts.

Pour ce qui est de l’écriture, il aura fallu plus que deux connexion pour obtenir d’aussi beau résultat. La lead de conclusion sur le morceau All hail the void figure parmi les meilleurs moments de metal de l’année. L’incartade plus émo de True love est une belle réussite pour un groupe dont la musique touche plus aux muscles qu’aux sentiments. Tant qu’au triplet d’introduction que forme FATH, The Heathens et Speechless, ils n’ont pas fini de vous faire courir dans la rue pour être sur d’attraper votre train.

En comparaison, les cinq derniers morceaux font preuves de quelques lacunes en terme d’efficacité. La comparaison avec les sept premier joue en leur défaveur mais ne brise cependant pas la dynamique du disque. En une demi heure de musique, All hail the void réussit tout aussi bien que le Darker handcraft de Trap Them l’année dernière a enchaîner les coups de pieds aux derches sans entraîner la lassitude de l’auditeur. Un bel exemple d’efficacité qui va très vite faire parler de lui. A ne pas manquer.

All hail the void est disponible en CD et en vinyle chez Southern Lord et par Throatruiner

Tags: ,

Auteur:Mathieu Lubrun - Hororo

25/02/82, 1m80, à peine 60 kilos et élevé pour parcourir le macadam parisien de refuge en refuge. Chroniqueur rock depuis 2004 sur Eklektik-rock, bibliothécaire 2.0 depuis 2008, passionné de musique (metal, jazz, rap, electro …) et de comics. Alcoolique de concerts et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie.

Répondre