Avec Drought, Deathspell Omega continue sa progression logique loin du black metal de grand-père et s’approprie encore plus des mélodies à la Comity.
La comparaison entre l’évolution de Deathspell Omega et les parisiens de Comity continue d’être d’actualité sur ces sept titres parsemés de mélodies brisés par des changements de riffs perpétuel. L’introduction de Fiery serpents ressemble même à s’y méprendre à un extrait d’As everything is a tragedy .
Les mystérieux black metalleux français n’oublient cependant pas leur propre identité et profite de cet interlude avant leur prochain disque pour revenir aussi à des périodes antérieurs. On reconnait donc sur Scorpions & Drought des mélodies semblables à celle de Fas – Ite, Maledicti, in Ignem Aeternum. Avec seulement deux minutes et cinquante seconde au compteur. Pourtant, malgré sa taille, il contient plus d’idée que de nombreux albums de black metal. C’est là l’une des marques de fabrique de Deathspell Omega depuis Fas en 2007. Toujours plus de riffs, des rythmiques complexes et brisés. De ce point de vue, Drought n’apporte rien de nouveau. Par contre, ce petit break façon Master of Puppets propose une accroche metal très classique plus inhabituel pour un groupe aussi obtus.
Abrasive swirling murk regarde du côté de Converge et fait figure de face B de Jane Doe version black metal. Dans Deathspell Omega, la seule chose qui ne change pas, c’est la voix. Le reste ne cesse de se moduler au fil du temps pour prendre de nouvelles formes inattendus.
La folie trouve toutefois un peu de constance dans le dernier titre, The crackled book of life (de 4:20, le morceau le plus long de l’EP). Un passage atmosphérique au rythme constant alimenter par une seule note de basse amène une conclusion avec une mélodique épique, typique des deux derniers albums du groupe.
Drought est sorti en CD et en vinyle chez Norma Evangelicum Diaboli et peut-être commandé chez MusicFearSatan































