[Étrange Festival] HeadHunters – En Norvège, il n’y a pas que du black metal, il y a aussi des block busters

Pour ouvrir la 18 ième édition de l’Etrange Festival, la projection de ce film norvégien aura mis les spectateurs en condition. Adapté d’un roman de Jo Nesbo, Headhunters raconte le périple d’un chasseur de tête, voleur de tableau le week-end, pourchassé par un expert en GPS qui en veut à sa femme et à sa vie.

Petit et roux, et interprété par Aksel Hennie (une super star local), notre anti-héros avoue dès le début du film voler pour payer de quoi assouvir tout les désirs de sa charmante femme, une blonde plantureuse, dont le rôle est tenu par Synnove Macody Lund, afin qu’elle n’aille pas courir vers un homme plus fortuné, et surtout plus grand. C’est là qu’intervient notre expert en GPS, joué par Nikolaj Coster-Waldau, rival tout désigné de ce héros en manque de fric et de centimètres. Il débarque dans la vie du couple et attire le regard de la femme et du mari ce qui à pour effet d’enrager ce dernier.

Une fois tout les éléments mis en place, grâce notammemt à un coup de théâtre tenu par des cordes de bateau, la course poursuite peut commencer. L’action prend alors très vite une tournure grotesque qui fait ressembler l’affrontement à un duel entre Bip Bip et Coyote où le grand et beau prétendant serait Bip Bip et notre rouquin amoureux le Coyote dépassé par les évènements face à un enemi beaucoup plus ingénieux que lui.

Décris comme un polar, Headhunters est plutôt un compromis entre le film d’action et la comédie. Le peu de relief que le scénario tente d’apporter tombe globalement à plat et ne fait que rendre le héros plus pathétique qu’il ne l’était. Cependant, en dehors des dix dernières minutes, Headhunters tient bien le cap avec de nombreux rebondissement et une réalisation simple mais efficace. L’humour nordique se permet aussi de nombreux gags violent très amusant que le remake américain à venir (les droits ont déjà été achetés) ne pourra pas se permettre.

En résumé, si on laisse de côté la conclusion encore plus tiré par les cheveux que le reste du film, ce qui n’est pas peu dire, Headhunters représente une bonne entrée en matière dans le monde des grosses productions norvégiennes, un pays dont les films n’étaient pas encore arrivés devant mes yeux de curieux.

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Auteur:Mathieu Lubrun - Hororo

25/02/82, 1m80, à peine 60 kilos et élevé pour parcourir le macadam parisien de refuge en refuge. Chroniqueur rock depuis 2004 sur Eklektik-rock, bibliothécaire 2.0 depuis 2008, passionné de musique (metal, jazz, rap, electro …) et de comics. Alcoolique de concerts et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie.

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