Présenté dans le livret de l’Etrange Festival comme un hommâge au film culte de Shinya Tsukamoto, Tetsuo (l’histoire d’un homme qui se transforme progressivement en cyborg après avoir contaminé par un virus techno organique, dans un huis clos opressant), Henge jette ses mandibules au delà de cette référence et trust un peu tout ce que l’on peut ranger dans la case des histoires de transformations monstrueuse (de Bioman à Kafka).
L’histoire qui nous est conté est celle d’un homme pris de spasme violent dont la cause est inconnu. Bientôt ses symptomes semblable à l’épilepsie prennent une tournure beaucoup plus étonnante quand ses membres commencent à se transformer en ceux d’un être monstrueux. Ni sa femme, ni l’un de ses anciens élèves ne sachent quoi faire contre cette transformation.
Le réalisateur et scénariste, Hajime Ohata, présente ici une oeuvre surement financé avec ses propres moyens dont la réalisation ne réussit pas à dissimuler le peu de budget aloué à un tel projet. Le choix du noir blanc aurait pu sauver quelques scènes du ridicule mais la couleur et la lumière laisse voir bien trop de défauts dans les prothèseses endossés par cet étrange malade. Le jeu d’acteur n’est pas non plus très convaincant pour procurer une dimension dramatique aux violent changement que subissent le couple.
Pour autant, le scénario est tellement surprenant que j’excuse tout pour saluer le courage du réalisateur d’avoir mis en scène une telle histoire. J’ai beau être un habitué, et un passionné, des films de transformation et de monstre, les multiples retournement de situation d’Henge en font une curiosité que les afficionados du cinéma japonais hors normes apprécieront à sa juste valeur. Pour ce qu’il est, Henge restera une curiosité, mais il promet une carrière très intéressante à son chef d’orchestre.































