[Étrange Festival] Dead Sushi – Peut-on faire un film gore pour la famille avec des sushis?

Cette année, deux films de l’hyperactif et déjanté Noboru Iguchi était présenté à l’Etrange Festival : Zombie Ass et Dead Sushi. Le premier répondait à une proposition de réaliser un film sur les deux obsession du réalisateur : les films de cul et les films gore. Le second en revanche est la réponse d’Iguchi à la « demande » du marché pour un film gore familiale, ou du moins c’est ainsi qu’il le décrit selon le sieur Rurik Salle, présent avant la séance.

Dead Sushi raconte donc l’affrontement d’un groupe d’employés d’un hôtel de campagne face à des sushis carnivores, transformés par un sérum inventé par un savant mécontent de s’être fait licencié de l’entreprise pharmaceutique en visite ce jour la.

Si le scénario vous parait déjà ridicule, attendez de voir les sushis chanter !

Comme on peut s’y attendre de la part d’un film produit par le studio Sushi Typhoon, Dead Sushi ne se prend pas du tout au sérieux un seul instant et ne cherche a aucun moment la cohérence. Ce qui est très regrettable en revanche c’est que l’hotel ne contiennent pas plus de victimes potentiels pour nos sushis à grandes dents. Le nombre de mort ridicule est donc très faible par rapport à d’autres films du genre (Robo Geisha par exemple).

Centré sur le personnage de Keiko, un jeune serveuse maladroite pour préparer des sushis mais experte en kung fu, interprété par Rina Takeda (High Kick Girl), véritable karateka. Ses talents ne sont malheureusement pas mis à contribution à leur valeur puisqu’aucun des acteurs n’a l’air de maîtriser un sport de combat quelconque, et ce ne sont pas les sushis qui vont avoir les bras et les jambes nécessaires (je sens venir des regrets).

Dead Sushi n’est pas le plus mauvais film Sushi Typhoon (cette place est réservé à Alien VS Ninja, bon dieu que c’était nul!) mais certainement pas le meilleur. L’action est très souvent interrompu par des scènes de dialogue où les survivants se remontent le moral et parlent de l’importance de croire en leur rêve. Le ridicule des scènes ne compense toutefois pas la perte de souffle occasionné par ces nombreuses coupures dans l’action. En contre partie, Dead Sushi justifie du coup un peu son côté familiale grâce à tout ces bons sentiments intercalés entre les scènes avec des femmes nues attaqués par des sushis.

Pour ce qui est idées farfelues, il y en a quand même pas mal et elles justifient à elles seule le visionnage du film. Bref, comme d’habitude, Dead Sushi est un film gore et débile réservé aux amateurs de crétinerie à petit budget.

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Auteur:Mathieu Lubrun - Hororo

25/02/82, 1m80, à peine 60 kilos et élevé pour parcourir le macadam parisien de refuge en refuge. Chroniqueur rock depuis 2004 sur Eklektik-rock, bibliothécaire 2.0 depuis 2008, passionné de musique (metal, jazz, rap, electro …) et de comics. Alcoolique de concerts et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie.

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