[Etrange Festival] Black’s game – Pusher et les Affranchis sont dans un mixeur

Avec Pulp Fiction, Quentin Tarantino donna aux mafieux un air de demeurés sympathiques, « de bons garçons qui se trouve être du mauvais côté de la loi » comme le définit l’itnro du premier Madvillain. La réalité est pourtant tout autre et les Pusher de Nicolas Winding Refn se sont chargés de le rappeler au cinéma avec une belle collection d’abrutis violent et amoraux prêt à tout pour se faire du fric et survivre.

Black’s game de Oskar Thor Axelsson est l’héritier de cet esprit maintenant que Winding Refn est parti loin du monde de la mafia et du Danemark. L’histoire de Black’s game est très simple pour peu que l’on ait vu la trilogie susmentionnée et les Affranchis de Scorcese. Stebbi, un jeune homme paumé, flanque une raclée à un type dans un bar et se retrouve au poste. En sortant du commissariat il croise un pote d’enfance maintenant impliqué dans des histoires louches. Ce dernier lui propose de l’aider avec son problème en échange d’un service.

La suite, vous l’imaginez bien si je vous dit que l’on est ici dans le registre du roman noir. Black’s game suis à peu de chose près le même chemin que celui des Affranchis. Une partie du film résonne même très fort avec le film de Scorcese à tel point que ça ne peut être qu’un hommage conscient (ou alors un acte manqué pathologique). L’originalité est dans l’atmosphère nordique (une partie du film est tourné en Islande) et la violence gratuite dont font preuve les personnages et qui les précipite au fond du trou.

En soi, Black’s game n’est qu’un exercice sur un thème imposé, un film de mafieux moderne avec tout ce qu’il faut comme violence et comme amoralité pour donner un mélange prenant. Les habitués du genre ne seront pas dépaysés et les nouveaux venus seront bien avisés de se tourner après vers les influences du réalisateur. Pourtant, Black’s game n’est pas une redite dispensable et marque surement le début d’une belle carrière pour un réalisateur qui a bien intégré ses influences et doit maintenant s’en dégager. Après avoir aidé a popularisé Nicolas Winding Refn, l’Etrange Festival fera peut-être de même pur Oskar Thor Axelsson?

Tags: , ,

Auteur:Mathieu Lubrun - Hororo

25/02/82, 1m80, à peine 60 kilos et élevé pour parcourir le macadam parisien de refuge en refuge. Chroniqueur rock depuis 2004 sur Eklektik-rock, bibliothécaire 2.0 depuis 2008, passionné de musique (metal, jazz, rap, electro …) et de comics. Alcoolique de concerts et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie.

Répondre