Cannes : la Casa Muda (the Silent House) – film d’épouvante urugayen

Ce long métrage, réalisé par Gustavo Hernandez, ne laisse pas indifférent. Certains ont apparemment détesté au point de quitter la salle avant la fin (ce qui m’a paru particulièrement impoli sachant que l’équipe du film était dans la salle), d’autres sont allés jusqu’au bout, que ce soit par curiosité ou véritable intérêt.

Personnellement je me classe dans la dernière catégorie. Je voulais vraiment en voir plus, savoir où on voulait nous emmener. Et finalement j’ai passé un moment agréable, littéralement pendue à la lampe torche du personnage principal (ouais bon, et j’ai sursauté aussi).

L’originalité du film (outre le fait qu’il soit urugayen, sic), réside dans sa technique de tournage : un simple appareil photo numérique a été utilisé pour réaliser ce long-métrage , présenté en un seul plan-séquence de 78 minutes !

LE PITCH

Laura et son père Wilson s’installent dans une maison à la campagne pour la retaper sur demande de son propriétaire qui souhaiterait la mettre en vente au plus vite. Ils passeront donc la nuit sur place avant de commencer les travaux le lendemain matin. Tout semble se passer pour le mieux avant que Laura n’entende un bruit provenant de l’extérieur mais devenant de plus en plus fort au premier étage de la maison. Wilson s’aventure donc en haut pour voir ce qu’il en est tandis que Laura l’attend seule au rez-de-chaussée…

EN VRAI

Wilson et Laura sont attaqués par une « entité », qui se débarrassera suffisamment vite du père pour que l’on se retrouve en la seule compagnie de Laura. C’est avec sa lanterne comme unique source de lumière qu’elle nous fait faire le tour du propriétaire, sous l’accueil tout à fait chaleureux des occupants de la maison, plus ou moins réels.

CE QUE J’EN AI PENSE

J’ai absolument adoré les différents points de vue que prend la caméra durant le film : tantôt en vue subjective, tantôt à la troisième personne, on a une vue depuis le plafond ou dans le reflet d’un miroir… Si bien que la présence d’une seule caméra n’est absolument dérangeante, vu que le réalisateur jongle avec, permettant au spectateur de bien rentrer dans l’histoire.

Dès les premiers éléments menaçants de l’histoire je me suis mise en tension, pour n’en sortir que 15 minutes avant la fin. C’est plutôt une belle performance, car garder un rythme soutenu sans épuiser son audience n’est pas chose aisée.

Il ne serait pas honnête de ma part de vous indiquer que le déroulé de l’histoire ressemble tout de même à un copier/coller de nombreuses scènes d’autres films :

  • Le bruit récurrent annonçant l’arrivée du « méchant » m’a fait penser à ILS,
  • Lorsque Laura utilise le flash d’un appareil photo pour voir ce qu’il y a (ou qui il y a) dans une pièce entièrement plongée dans le noir, c’est pompé sur Shutter.

Et tant pis pour les incohérences car le dénouement en vaut la peine !

En conclusion, pour un film modeste La Casa Muda est un bon présage de l’arrivée de films d’épouvante sud-américains. Je lui mets les encouragements, tout en notant que ce n’est pas bien de copier sur son voisin, et qu’il faudrait veiller à être parfois plus clair dans son propos (nos débattons toujours de notre compréhension de certaines scènes).

The Silent House / La Casa muda (Trailer) from Quinzaine / Directors’ Fortnight on Vimeo.

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Auteur:la Fille du rock

Blogobitch assumée qui a basculé du côté obscure de la culture : du Metal, des films de genre, des jeux vidéo burnés... Je rêve d'un câlin avec Greg Puciato, je hais les clowns depuis Killer Klowns from Outter Space, je pulvérise du locuste sur Gears of War 3, je suis une maman rock'n roll. Et c'est déjà pas mal.

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