Avec cette plage d’introduction légèrement noise, j’aurais pu croire que Lo! était vraiment un groupe influencé par l’expérimentation sonore du collectif Old Man Gloom (composé de membre d’Isis, Converge et Cave In) si ce qui avait suivi n’avait pas était aussi convenu pour un groupe aux compositions aussi inscrit dans le domaine du post metal à la Mastodon et Cult of Luna.
Groupe de troisième, voir quatrième génération (depuis le temps), Lo! s’inspire clairement de cette voix élagué par Breach et Neurosis et prolongé par Isis, Cult of Luna et plus tard AmenRa ou Omega Massif aux riffs lourds et à l’optique artistique. Similaire dans l’approche de fusion des rythmes et des riffs à la Mastodon avec des touches, plus ou moins lourdes, de Cult of Luna, à des formations comme Planks, Black Freighter ou Black Sleep of Kali mais sans les dégueulis de décibels qui donnent tant de caractère à ces groupes, particulièrement les deux premiers.
Look and behold se complait dans la propreté uniquement taché par une voix grasse ne manquant pas de coffre mais assez peu approprié sur des riffs aussi rock and roll. Les influences se sentent, la jeunesse du groupe aussi. Rien de si critiquable si ce n’est l’impression d’entendre trop de clichés être ressasser sur toute la durée sans de trace d’originalité ou d’énergie qui pourrait permettre aux australiens de se démarquer. Peut-être qu’en live la machine s’emballe et emporte le spectateur mais sur disque le train ne passe pas à grande vitesse et ne fait que vous déposez à la même station bien connu.
Le constat est donc assez décevant pour cette jeune formation. On atteint pas pour autant le degrés de copiage/hommage de General Lee, groupe que l’on ne peut pas qualifier d’influencer par Cult of Luna mais plus simplement de clone de la formation suédoise. On s’en approche toutefois très dangereusement sur le septième titre, Indigo division, qui pourrait être une face B extrait des sessions d’enregistrement de l’album Somewhere along the highway du culte de la lune susmentionné.
Lo! ne présente pas de signe de renouvellement pour le genre que l’on a qualifié de « post metal », pas même un « retour aux sources » à la manière de la vague death metal old school, bien que ce serait aussi des plus prématuré pour un genre musical aussi jeune dont la genèse ne remonte qu’à l’année 2000 (avec la sortie de Celestial). Trop convenu, trop propre, trop de fois entendu, Lo! ne vous changeront pas les idées, ils ne feront que vous ramener à vos acquis et vous inciteront à vous replonger dans vos classiques.
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Lo! – Fire at the Child Actors Guild from Aborted Prosthetics on Vimeo.


















