[Cinéma] Destination finale 5 – « la mort n’aime pas se faire berner »

Pour une première du réalisateur Steven Quale dans la série, cette énième suite est plutôt bien réussie, malgré l’idée redondante de scénario qui pourrait lasser… mais qui ne lasse pas. Avec de superbes effets numériques en 3D, ce qui n’est pas étonnant étant donné que Steven Quale n’était rien moins que le superviseur des effets visuels pour Avatar, Destination finale 5 nous plonge davantage dans les abimes sanguinolents de la mort.

L’histoire n’a rien d’exceptionnelle puisque l’idée de base est la même pour tous les Destination finale. Dès le début du film, un groupe de jeunes échappe à une mort certaine grâce à la prémonition de l’un d’entre qui réussit à les sauver. Mais comme « la mort n’aime pas se faire berner », elle réclame son dû en pourchassant l’un après l’autre les rescapés, en se matérialisant sous la forme d’incidents insignifiants, qui, cumulés, provoquent une catastrophe. Un clou mal placé, une arrivée d’eau qui goutte, un câble électrique dénudé, une vis qui se desserre ; le suspense augmente, la tension monte, on attend que la mort arrive, va-t-elle marcher sur le câble électrique ?

On pourrait comparer les Destination finale aux épisodes de Colombo ; on connait l’identité du meurtrier dès le départ mais l’intérêt du film est de savoir comment le policier à la Peugeot 403 va le découvrir. Idem ici, on sait que tout le monde va mourir mais on ne sait pas comment ! Qui plus est, les scénaristes se sont amusés à jouer avec les nerfs du spectateur en tuant les protagonistes de façons vraiment inattendues, ce qui donne un petit plus par rapport aux épisodes précédents.

Autre nouveauté, le coroner (Tony Todd) qui a vu bien des choses étranges lors de sa carrière, apprends aux sursitaires qu’ils peuvent déjouer les plans de la mort en prenant une autre vie. Comme si les morts n’étaient pas assez nombreux ! La mort n’est donc plus la seule à jouer, eux aussi vont s’y mettre, et peut-être gagner une seconde chance…

Petit clin d’œil, on s’aperçoit à la fin du film que cet épisode est une préquelle (ou un préquel ; n’ayant pas trouvé d’information pertinente quant à l’orthographe précise de ce mot, je ne sais que mettre ; si vous en avez, je suis preneur) du premier de la série et malheureusement pour certains d’entre eux ils sont dans l’avion !

La volonté des scénaristes de changer un peu des quatre précédents volets en y ajoutant quelques subtilités ainsi qu’une bonne dose de suspense et également la qualité des effets spéciaux en 3D font de ce dernier opus  un des meilleurs.

 

Date de sortie cinéma : 31 août 2011

Durée : 01h53min

Réalisé par Steven Quale
Avec Nicholas D’agosto, Emma Bell, Miles Fisher

 

Bande-annonce :

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Auteur:Tibo

Enfermé dans les abîmes d’un parcours chaotique par un passionné de cinéma, la tête sous l’eau depuis trop longtemps à la limite de la suffocation, Thibault fut secouru par le destin qui se matérialisa sous la forme d’une fille rock’n’roll aux cheveux rouges (on ne sait pourquoi) qui le sauva de la noyade. Dès lors, il se mit en quête de retrouver celui qui voulût le tuer, il parcourut et parcourt encore en vain toutes les salles de cinéma à sa recherche pour se venger. Il en profite aussi pour regarder les films et en livrer sa critique à la Fille du rock… Ainsi ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants !

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