Dans cette adaptation du roman subversif de Lewis publié à la fin du XVIIIème siècle qui suscita de nombreuses polémiques, Vincent Cassel (Ambrosio) nous prouve dans son rôle de religieux qu’un bon acteur peut convaincre sans grandiloquence.
On retrouve un matin devant le couvent des Capucins un bébé abandonné. Cet enfant bapti
sé Ambrosio fut recueilli par les frères et éduqué au sein du couvent. Il y développa une vertu sans écart et une foi implacable dont il usait pour ranimer celle des âmes perdues en leur disant : « Le malin n’a que l’importance que l’on veut bien lui donner. ». Ce grand prédicateur intransigeant pour les autres tout comme pour lui-même va être troublé par l’arrivée au couvent d’un mystérieux novice (interprété par …. , je ne peux rien dire, il a une identité secrète !) dont le visage est intégralement couvert par un masque austère.
Dominik Moll, le réalisateur ne change pas ses habitudes, on retrouve le même tempo un peu lent que dans Harry, un ami qui vous veut du bien. Malgré ces quelques lenteurs pendant lesquelles on se concentre pour ne pas décrocher, le scénario est plaisant, surtout vers la fin où le malin s’empare de l’âme de … hop, hop, hop ; je ne vous en dis pas plus ! Vincent Cassel qui s’est emparé à merveille de son rôle de bénédictin nous livre les secrets les plus sombres d’un homme qui a voué sa vie à Dieu.
Sergi López (Le débauché), qui n’apparaît succinctement qu’à deux reprises, nous est présenté au début du film comme le pire des monstres. Lors de sa seconde apparition à la toute fin, l’opinion que l’on s’en fait est beaucoup plus nuancée, atténuée par les vicissitudes du père Ambrosio.
Errare humanum est, perseverare diabolicum.
Date de sortie cinéma : 13 juillet 2011
Durée : 01h41min
Réalisé par Dominik Moll
Avec Vincent Cassel, Déborah François, Joséphine Japy
Bande-annonce :

















