Comment Faith no More charma Dour

La première grande attraction du festival, et l’un des deux groupes que j’attendais le plus, Faith no More arriva enfin sur scène vers 22H et démarra avec une interprétation de leur reprise du thème de Midnight cowboy. Tout reste en suspend pendant quelques instants. Le calme plat. Le public reste attentif mais ne fait que se concentrer pour mieux exploser dès les premières notes de From out of nowhere. The real thing est manifestement l’album le plus populaire du groupe, même si il est aussi beaucoup moins intéressant que les suivant. Pour preuve, « Surprise, you’re dead » et « Epic » inspirent eux aussi de grands mouvement de foules bien que ce soient les chansons les plus datés de leur répertoire.

Celui-ci est majoritairement tiré de Angel dust (“Easy”, “Be aggressive”, “A small victory”, “Land of sunshine”, “Caffeine”, “Midlife crisis”), comme il se doit, avec toutefois des passages surprenant vers King for a day, fool for a lifetime (« The gentle art of making enemies », « Ugly in the morning », « Evidence », bien évidemment et « Just a man » en conclusion) et un petit détour sur Album of the year (les deux singles, « Ashes to ashes » et « Last cup of sorrow »). Personne ne serait contenté avec aucune set list d’une heure et demi mais le groupe n’a pas l’air décidé à quitter la scène si j’en crois par le « See you next time » de Mike Patton en toute fin de concert.

En effet, même si les efforts désespéré de Mike Patton pour faire un venir un bébé sur scène pour la conclusion de « Just a man « se sont soldés par un échec, Faith no More est un groupe toujours bien vivant et son répertoire n’a rien de nostalgique (en dehors de quelque titre qui trahissent la jeunesse du groupe à l’heure de leur écriture). Le maître de cérémonie, Mike Patton, retient l’attention de tous grâce à sa voix et son interaction constante avec le public. Qu’il se moque de la techno que jouent les Dj, attachés aux bars disposés à droite et à gauche de la grande scène, ou qu’il interpelle une jeune fille qui lui tire la langue en la menaçant d’appeler sa mère (« I’ll tell your mother her daughter is acting like a slut at a rock concert ») Patton et ses compagnons triomphent avec un spectacle qui n’a rien de nostalgique. Avec autant d’enthousiasme des deux côtés de la scène, Faith no More pourrait devenir un petit plaisir de vacance pour encore quelque temps.

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Auteur:Mathieu Lubrun - Hororo

25/02/82, 1m80, à peine 60 kilos et élevé pour parcourir le macadam parisien de refuge en refuge. Chroniqueur rock depuis 2004 sur Eklektik-rock, bibliothécaire 2.0 depuis 2008, passionné de musique (metal, jazz, rap, electro …) et de comics. Alcoolique de concerts et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie.
  1. Nash
    26 juillet 2010 à 20:49 #

    Toujours aussi classe ce Patton. Surtout quand il s’agît de faire des remarques bien cinglantes ;)

    Je t’envie , ça devait être mortel le FNM en live.

  2. 27 juillet 2010 à 13:33 #

    Je les ai découverts en live à Rock en Seine l’an dernier : grosse claque !

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