Amis lecteurs, salutations !
Après une nuit de sommeil et de repos des voutes plantaires, le soleil nous réveille en fanfare et hop, c’est le départ d’une petite séance photo au petit matin.
Angoulême, sympathique bourgade de 42 000 et quelques âmes se peuplant irrémédiablement chaque fin de janvier, la populace avoisinante et même bien lointaine envahissant hôtels, auberges de jeunesse et contacts éloignés ayant un pied à terre dans la citée Angoumoisine. Centre névralgique de la manifestation, l’hôtel de ville ci-dessous recueil les hordes de professionnels et de presse dans des salons particulièrement bien conservés, le cognac aidant. Au total, ce sont 200 000 personnes attendues en 4 jours pour rencontrer plus d’une centaine d’éditeurs.
Place ensuite au chapiteau « principal » se trouvant sur le champ de mars et regroupant les plus gros (gras?) éditeurs du tout Paris (/France).
C’est parti donc pour la ronde des plus grands dans une foule toute relative comparé à la cohue attendue pour le samedi et le dimanche (qui se révèleront particulièrement présentes autant dans ce chapiteau que dans la partie « nouveau monde » faisant place aux éditeurs indépendants et autres lieux d’expositions et de conférences). Chacun décor son stand à sa manière et c’est un peu à l’image du salon de la photo (!) que les plus gros prennent le pas sur les éditeurs de moindre importance, qui ne manquent pas pour autant d’imagination.
A ce petit jeu, Fluide Glacial démontre son savoir-faire et le décalage propre de ses collections. Stand de taille réduite à l’entrée du chapiteau, mais grands noms en dédicaces. A l’extérieur, un tour bus aménagé avec une voyante, d’autres dédicaces, des panneaux de papier rose disséminés dans la ville et une distribution de numéros gratuits à bord du voiture floquée aux couleurs de la maison d’édition. On y retrouve le lorrain Lindingre, qui signe un album sélectionné au festival, The Zumbies, réalisé avec Julien/CDM (aka Julien Solé… de la famille Solé, fiston de Jean le bien nommé également en dédicace dans le festival).
Une tripotée de gardes du corps, la sécurité aux abois, une meute de photographes flasheurs à tout (e)va, Joly débarque au festival. Bon choix de la journée afin d’éviter la cohu, la représente et candidate à la présidentielle d’Europe Ecologie les Verts a la mine plutôt renfrognée. On sent la besogne plus que la réelle envie de se laisser aller à buller. Toujours mieux que la fête du cochon non ? (Aucun hommage à Lindingre dans cette phrase).
Le soir, nous retrouvons la joyeuse bande d’EspritBD pour le lancement officiel de la plateforme et la présentation des auteurs mis en avant. Thomas Mathieu, un des jeunes auteurs intervient en tant que premier exploitant de la plateforme pour ses propres bd (http://espritbd.fr/#/oeuvre/178/) et nous gratifie de quelques explications avant que le micro ne décide de lui couper la chique. Qu’à cela ne tienne, les discussions se poursuivent ensuite de manière bien plus informelles, au milieu de quelques ripailleries, l’occasion d’approcher de plus près quelques créateurs et dessinateurs autour des différents dispositifs permettant le visionnage de leurs planches. Outre le traditionnel ordinateur, Esprit BD a mis en place une excellente application (pour le moment uniquement disponible sur Iphone/Ipad) permettant une approche nouvelle de la lecture des différentes histoires narratives.
Un petit détour par l’expo Taiwan aura également satisfait notre curiosité en matière de folklore asiatique et des possibilités de création de l’autre côté du monde. A noter une certaine singularité dans le choix des formats et types de papier pour les auteurs, qu’il s’agisse de jeunes pousses ou de vieux guerriers déjà primés et adulés. Une rétrospective sur une cinquantaine d’années réussi et enthousiaste à l’image de l’action et des couleurs qui peuplent les mangas taïwanais.

























