L’ancien chanteur de Million Dead, groupe punk anglais du milieu des années 2000 sort désormais ces disques en solo. Mais pour la première fois à Paris, il est venu avec son nouveau groupe interpréter essentiellement les chansons de son nouvel album Poetry Of The Deed. 1h15 de pure bonheur.
Armé de sa guitare sèche traditionnelle et accompagné d’un guitariste électrique, d’une basse, d’un clavier et d’une batterie, le groupe a complètement retourné le cerveau des quelques happy few présent ce soir là.
Frank Turner, ce sont de profondes influences américaines avec une musique qui tends vers le folk, la country, mais avec des consonances « chansons à boire irlandaise ». On pense aux Pogues bien sûr, mais pas que. Avec sa voix qui monte au front, c’est aussi toute la culture punk anglaise (The Clash aux hasard) à laquelle il fait référence.
Mais le plus étonnant c’est sa capacité a transcender son quotidien et a transformer des chansons véritablement intimistes en hymnes quasi générationnels. On pense alors au Bruce Springsteen des années 70 mais qui au lieu de raconter le prolétariat à travers les autres, se raconterait lui même devenant ainsi le héros d’une génération prête a s’identifier totalement.
Ce 09 avril, Frank Turner a fait preuve d’une générosité exemplaire. Ce concert était le dernier de sa tournée et la fatigue pouvait se lire sur son visage. Mais cela ne l’a pas empêcher de plaisanter avec le public, de parler français, de nous raconter des histoires drôle et de se donner a fond tout du long. Hier, le public chantait des chansons de « rupture amoureuse » le poing levé comme s’il s’agissait de brulot révolutionnaire.
Et là aussi la comparaison avec Springsteen est évidente, tout comme lui, Turner est le genre d’artiste sur lequel on peut compter. On sait qu’il ne nous lâchera pas, que quelque soit les circonstances, il jouera chaque soir avec la même envie, la même énergie, le même coeur « gros comme ça » et la même attitude rock’n roll !

















