Green Manor ou l’apologie du petit meurtre entre amis

Le Green Manor (ou «Manoir vert» dans la langue de Shakespeare) n’est peut-être pas vert mais il accueille un club singulier dont le majordome se fera un plaisir de vous conter les chroniques depuis sa spacieuse chambre… à l’asile !

En effet, le pauvre homme n’a pas eu une vie facile. Il l’a passée à côtoyer des Lords anglais un peu farfelus, ce qui a fini par lui croquer le cerveau. Entre deux tasses de thé et un soupçon de lait, les membres de ce club se laissent aller à leurs complots et leurs goûts pour les intrigues policières, quel que soit le côté de la loi avec lequel ils aiment fricoter !

Une série très sympathique en trois tomes ; écrite par Fabien Vehlmann (qui commençait fort et a depuis écrit pour Spirou et Fantasio ainsi que pour «Sept» avec Sept psychopates) et dessinée par Denis Bodart (Célestin Speculoos,Chaminou…) entre 2001 et 2005. Ressortez vos monocles et vos fausses moustache «Hercule Poirot» style car Noël 2010 a vu arriver une petite intégrale fort sympathique.

J’accorde toujours beaucoup d’importance au premier contact avec un objet surtout pour les livres qui imposent beaucoup de manipulation. Pour le coup, j’ai été ravi puisque l’imitation «vieux livre» a été jusqu’à la présence d’un signet à l’ancienne et des gardes de couleur en début et fin d’ouvrage ! Sans oublier, bien sûr, la texture de la couverture.

Un petit régal donc qui se déguste à grands coups de beau livre et de petites histoires policières plutôt cyniques et pleines d’humour noir. La cerise sur le gâteau, c’est le fait que malgré cette orientation très clairement amusante, les affaires sont très bien ficelées ce qui n’enlève rien au plaisir et permettra de satisfaire les adeptes de romans policiers en général.

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Auteur:Silmael

Je viens vous parler de musique, cinéma, mangas/BD/comics, jeux vidéos, culture et galéjades, qui entourent et rythment mon quotidien. Benjamin probable de la Fille du Rock et amateur d'histoire pittoresque, la Nature dans sa grande tendresse m'a doté de deux pouvoirs, pas supers certes mais pouvoirs tout de même : une aptitude à voir la scène du concert même depuis le fond de la salle (bawé, Silmael est grand) et un canon à bides qui, rappelons-le, est une machine à débiter des calembredaines et non une catapulte à estomacs.

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