La semaine passée, j’ai eu la grande joie de faire une virée sur Londres pour aller à la rencontre de la marque Harley Davidson dans le cadre de la Night of Custom.J’étais tout aussi flattée que satisfaite de faire partie du voyage, car pour une fois on me proposait de vivre une expérience s’inscrivant complètement dans l’univers de la Fille du rock : du rock, du cuir, des grattes, de la bière et de grosses cylindrées dans une ambiance des plus informelles, malgré le côté très sérieux de notre présence.
C’est donc en compagnie d’Eric de Presse Citron que j’ai embarqué dans l’Eurostar, direction le quartier général de Gibson (partenaire de Harley Davidson pour cet événement). Accueillis dans un hangar à la déco brute, des motos et guitares savamment disséminées de-ci de-là, nous avons d’abord assisté à une conférence ayant pour but de repositionner la marque Harley Davidson : son histoire, ses gammes de produits, et surtout les valeurs qu’elle véhicule.
Et j’avoue avoir été subjuguée par les speakers : je venais là avec une idée assez « rustique » et kitsch de la marque. Pour moi c’étaient les Hell’s Angels, Johnny Haliday… Bien loin de renier ces éléments de son patrimoine, Harley Davidson présente des produits ultra léchés, mais surtout une expérience unique, une communauté hyper active et soudée…
Ben ouais, chevaucher ces engins, ça vous titille là où il faut. Mettez le contact, et là c’est le pied : un vrombissement rond et profond, une musique chaude et sauvage qui vous prend aux tripes. D’ailleurs on ne s’y trompe pas : le son est déposé, et les équipes R&D le travaillent vraiment comme une musique, et non comme un bruit qu’il faudrait atténuer, camoufler ou étouffer. J’en frémis rien qu’en y repensant.
Nous avons eu l’honneur de rencontrer Bill Davidson, qui est aujourd’hui vice-président du Musée Harley Davidson. Et ce fut un moment assez incroyable que de l’entendre parler de cette marque qui fait partie de son sang, de son boulot qui lui colle à la peau. Il se remémorait avec beaucoup d’émotions l’époque où il observait son père dessiner des modèles de motos, qui sortaient des usines quelques mois après. Beaucoup d’entre nous seraient envieux du bonheur insolent que ce monsieur affiche !
Harley Davidson et Gibson, un mariage de passion
Les deux marques se sont unies pour cette Night of Custom afin de mettre en valeur leurs synergies : une culture voire une histoire commune (les 2 marques ont chacun été créées début 1900), des produits qui séduisent les riders comme les musiciens (Bruce Springsteen et Dave Grohl conduisent des Harley Davidson par exemple)…
Et surtout, un goût prononcé pour le custom : on personnalise son joujou avec des couleurs, des accessoires, des détails qui ne parlent peut-être qu’à nous mais qui font qu’on les aime encore plus.
Pour Harley, ça se traduit par l’assise par exemple, la finition of course, mais aussi un tas de trucs que je ne saurais vous citer. C’est pas compliqué, ils ont une « bible du custom » répertoriant tous les accessoires disponibles pour assouvir ses fantasme mécaniques les plus fous. Et pour mettre ses consommateurs sur la bonne voie, la marque sort régulièrement de ses usines quelques modèles originaux montrant toute l’étendue possible de la personnalisation. Comme le dit M. Davidson : « pour les possesseur de Harley, la moto devient une extension d’eux-mêmes ».
Même principe chez Gibson avec les clés, le manche, le chevalet et tutti quanti en plus de la peinture. Je ne suis pas guitariste, mais ça ne change rien au plaisir de voir de belles grattes, plus ou moins délicates, travaillées, pensées, ressenties. Parce qu’après tout c’est bien de cela qu’il est question : de feeling, d’émotions, de passion, et parfois, il faut l’avouer, un peu de tape-à-l’oeil.
Ce que j’ai aimé
Mon modèle préféré : une bécane d’un superbe noir mat.
Les détails qui tuent :un petit logo tête de mort qui ressemble à un sticker mais est en fait peint sur la carrosserie, les caches posés sur les phares pour projeter le logo Harley Davidson (comme le sigle Batman projeté dans le ciel !), la personnalisation quasi complète qui est permise, si bien que chaque moto pourrait être unique.
Ca m’a donné envie de partir sur les routes américaines dans une grande chevauchée sauvage (avec 2 slips de rechange dans le sac à dos), agrippée au blouson en cuir du Boub’s, les cheveux au vent, les yeux piqués par le soleil et la poussière, l’esprit vagabondant au grès des mes sensations, la Gibson sur le dos… Chiche ?
Et hop, voici quelques photos prises lors de l’événement :




















Un post qui semble sponsorisé par Harley Davidson, c’est vachement rock’n'roll !
Bravo pour la liberté !
Hello Marie,
je suis désolée que ce billet t’ait choqué par son enthousiasme. Sois rassurée, je n’ai pas été rémunérée par Harley ou son agence, c’est plus le côté rock’n roll de la marque qui m’a touchée. Et si tu lis régulièrement ce blog tu devrais avoir constaté que quand un jeu/film/album ne me plait pas je ne me prive pas de le dire (cf Freddy, Prince of Persia et autres…).
Si je devais nuancer mon article, mon seul regret est de ne pas avoir pu faire un tour en moto ;)