Je m’étais promis d’écrire un article sur le nouvel album d’Unexpect après l’avoir découvert, puis après les avoir revu en concert au Brutal Assault… une nouvelle promesse faites à moi-même, perdu parmi tant d’autres idées de sujet a aborder ici-même. Ce dernier album, je ne l’ai pas écouté autant que je m’y attendais. Il est toujours sur ma table, avec d’autre, et reste en compétition avec tout ce qui me passe dans les oreilles, devant les yeux et globalement par la tête. Est-ce à dire que l’on peut ignorer la présence d’Unexpect sur l’affiche du Hellfest et allez voir ailleurs, vers quelque chose de plus indispensable?
En vérité, peut-être que la musique d’Unexpect a de quoi résister au plus grand public, mais sur scène, la magie qui s’opère est bien trop folle pour que l’on puisse passer à côté d’une telle occasion de voir un groupe véritablement unique. La vérité est qu’au jeu des chaises musicales sur mon lecteur, j’agis surtout par association d’idée, et qu’aucun autre groupe ne peut me digérer facilement vers ces canadiens, résident d’un appartement voisin de celui d’Arcturus dans la même barre d’immeuble que les architectes géniaux que sont King Crimson et Frank Zappa ont imaginés pour que d’autres viennent poser leur pierre à l’édifice.
Qu’une chanson parle d’histoire d’amour entre zombie et qu’une autre parle de la domination des citrouilles sur le monde place directement Unexpect dans la case des petits malins abreuvés de romans de Terry Pratchett, prenant à contre courant l’univers de la fantasy tels qu’il a été conçu dans les contes de fée et par JRR Tolkien, leurs titre la langue et s’enfui en envoyant valser toutes les chaises. La définition part alors dans le bon sens mais ce n’est que la moitié du chemin parcouru car la musique est là pour illustrer cet univers avec tout autant d’originalité.
Violon tsigane, basse a douze cordes, chanteuse et chanteur courant tout du long du spectre vocale, hurlant et chantant, trépignant de joie, dansant et brandissant leurs instruments respectifs, une belle chevelure pour ce qui est de la demoiselle, remuant l’air tandis que ses petits camarades tranchent les atomes avec leurs cordes et leurs doigts de démons. L’amateur de technique pourra toujours prendre une chaise et regarder le spectacle la bouche ouverte. Pendant ce temps, les autres pourront toujours se lever et danser tels des épileptiques possédés (une combinaison qui aurait d’ailleurs surement donner un côté plus amusant au film l’Exorciste) à un rythme en direct provenance du ministère des démarches à la con des Monty Pythons.
Reste plus qu’un peu de son pour mettre un peu d’ordre dans toutes ses idées, et les briser de nouveau, car si un groupe mérite bien son nom c’est celui d’Unexpect.


















