Je n’ai jamais pris de cuite… jusqu’à cet été. Ho, j’avais bien essayé l’année du bac, lorsque pour la première j’étais partie en vacances sans les parents, au bord de la plage, accompagnée de 5 jeunes hommes vigoureux…
On y allait doucement à coup de shooters avec Bailey’s et liqueur de melon, au nom délicat de « Shit on the grass ». J’étais fan. Mais franchement, je me suis trouvée incapable d’en ingérer suffisamment pour éveiller quelqu’état secondaire chez moi.
Ce n’était pas cette fois qu’on me verrait la culotte sur la tête en train de danser sur le toit d’une voiture avant de me vautrer dans mon vomis (tiens, mais était-ce seulement mon vomis ?).
J’ai retenté le coup plus de dix ans plus tard. C’est que je voulais savoir ce que ça faisait, une bonne murge ! Il doit quand y avoir une raison pour que chacun et chacune s’en donne à coeur joie à lever le coude, avec des breuvages parfois des plus écoeurants, uniquement pour se retrouver dans une certaine euphorie…
On a donc fait les choses comme il faut : ambiance camping, barbecue, et punch fait maison (avec des vrais morceaux de fruit, comme dans les pubs pour yaourts). Le goût du rhum, là tout au fond, bien camouflé derrière les effluves de jus de fruits, me restait insupportable. Mais bon, j’avais promis. Alors on m’a servi un premier verre, que j’ai mis 30 minutes à boire, lampée par lampée.
Au fil de la soirée, je retournais plus souvent à la Source, un peu agacée de ne pas sentir d’effet, pour finalement boire 3 verres cul-sec. Mais attention hein, entre chaque verre, j’avais droit à toute une batterie de tests débiles sensés jauger mon état : faire le poirier, sur un pied, attraper mon nez en faisant passer mon bras sous la jambe levée… J’ai passé tous mes examens avec mention, mais assez dépitée tout de même.
Mais merde, à quel moment suis-je supposée rouler par terre, vomir sur les genoux de mon frère ou raconter mes histoires de cul sans aucune retenue ?
Puis j’ai commencé à avoir chaud sur le dessus de la tête, puis au front, sur les joues, en haut des épaules, jusqu’à la poitrine… Ha chouette, ça commençait. Mais en fait ça s’est arrêté là. Tout le monde a eu un regain d’espoir lorsque j’ai déclaré avoir besoin d’aller aux toilettes : forcément, en camping, les sanitaires sont à l’opposé de ton emplacement… He bien j’y suis parvenue sans perte ni fracas, sans me prendre les pieds dans le moindre piquet de tente, sans glisser dans les chiottes à la turque, sans rester coincée à l’intérieur…
Finalement, ma seule victoire de la soirée aura été de montrer mes fesses. Mais ça ne compte même pas car ce soir, on l’a tous fait pour la photo !
Conclusion : j’ai beau être rock’n roll, je ne suis vraiment pas faire pour me mettre une race à l’alcool. Pour preuve : l’alcool ne veut même pas de moi ! Tout ceci était donc, à mon grand regret, un non-événement… Pff, tout ça pour ça.


















Manque la photo Momo :D