Il était une fois une trilogie de films adulés par des millions de fans. Son géniteur, Georges Lucas, amassait des millions avec les différentes licences de l’univers qu’il avait crée. Tout allait parfaitement bien pour tout les fans jusqu’au jour où Lucas décida de créer une pré quelle à cette histoire qu’il avait raconter en faisant toujours miroiter l’existence d’une histoire précédent celle qui fit son succès. Les fans, impatient, enthousiaste, et surtout confiant, se précipitèrent dans les salles de cinéma. Or, tel ne fut pas leur surprise quand ils se rendirent compte de la mièvrerie et de la bêtise du premier film. Pourtant, mue par leur passion, ils vinrent en masse voire la suite, espérant s’être trompé. En vain, le second épisode les déçu de nouveau. Restait encore un seul espoir. Un troisième film qui allait les unir tous et peut-être, peut-être, permettre à cette pré quelle de ne pas être un désastre. Hélas, il n’en fut pas ainsi, et le rêve de gosse fut entaché a jamais pour plusieurs générations de fans.
Drâme, trahison, viol de l’esprit, tout ces qualificatifs ne devraient pas être employés pour une œuvre de fiction mais ils viennent toutefois à l’esprit de nombreux fans quand on leur parle de La menace fantôme, de l’Attaque des Clones et La Revanche des Sith. Patton Oswalt et Brian Posehn, deux comédiens américains, en parlent comme tel eux aussi. Oswalt serait prêt a retourner dans le futur pour tuer Georges Lucas afin qu’il ne réalise jamais ces trois films. Posehn, lui, compare son expérience a un viol commis par son oncle favoris. C’est ce sentiment qui a surement aussi inspiré les critiques vidéos de Mike Stoklasa, créateur de Red Letter Media et réalisateur de quelques court métrage.
La forme que prenne ses critiques des trois préquels diffère totalement de celles d’un autre critique moqueurs d’internet, That guy with glasses. Tandis que ce dernier se place devant sa caméra et commente le film en soulignant les incohérences du scénario, Stoklasa ne se montre pas, modifie sa voix pour prendre celle d’un personnage de sa création, le grincheux et inquiétant Mr Plinkett, tortionnaire de jeunes femmes conservés dans sa cave dont on ne voit que des extraits de quelques secondes utilisés pour souligner certaines des comparaisons que Stoklasa fait afin de démontrer a quel point cette trilogie n’est pas seulement exécrable aux yeux d’un fan mais du cinéma tout entier.
De toute évidence cultivé en matière de cinéma dans son histoire mais aussi dans ses codes de langage, la démonstration de Stoklasa dépasse l’opinion pour atterrir dans le territoire de la critique informé, tout en restant comique. Parlons en un peu de l’humour d’ailleurs. Si la première blague d’introduction de la chronique de la Menace Fantome ne vous fait pas rire, ou même un peu sourire, je vous recommande d’arrêter tout de suite le visionnage et de ne pas persévérer. Vous n’êtes pas dans le bon endroit et aucun cadeau ne vous sera fait pour apaiser la vague de cynisme et d’humour noire de Mr Plinkett, ses habitudes étranges, tendant parfois vers le dérangeant, et sa passion pour la critique acerbe d’une série de film qu’il a manifestement aimé sincèrement pour en venir a faire des chroniques de plus d’une heure, découpant le scénario, la mise en place de l’intrigue, les circonstances de la réalisation tout en comparant les films a d’autres classiques du genre et à ses prédécesseurs.
L’œil du fan et la connaissance de ses personnages qui ont bercés mon, et je présume son, enfance intervient alors pour appuyer ce sentiment de trahison envers les spectateurs mais l’œuvre de Lucas en elle-même comme « l’évolution » de Yoda d’un sage a un guerrier féroce (lors de son combat contre le personnage joué par Christopher Lee) alors que son trait de caractère le plus marquant dans la Guerre des Étoiles est de présenter la force comme un présence allant au delà de la force brute. Cette force brute qui est constamment mis en scène dans les trois films, en complète opposition à la force de l’esprit dont se vante les Jedis restant dans la première trilogie.

Même Jar Jar a honte d’avoir participé à ces films…
Je n’avais pas regardé les préquels avant de voir ses critiques. J’étais seulement malade, fatigué et en quête d’un divertissement pendant un soir de vacance. La démonstration de Plinkett/Stoklasa m’a donc convaincu de la sagesse de mon omission tout en excitant ma curiosité suffisamment pour avoir envie de voir ces films pour témoigner a mon tour de ces erreurs… et enfin comprendre tout les clins d’œil des épisodes de Robot Chicken special Star Wars.
PS : J’avais parlé précédemment de ces production dans le podcast Kultur Breakdown dont le deuxième épisode sera enregistré et diffusé en direct le vendredi 04 février.

















Pas d’accord : sur les 3 épisodes de préquelle, seul le premier est totalement à jeter. Ca commence à se construire sur le suivant, et le troisième est à mon sens plus que correct. Il faut même presque le Retour du Jedi et, par sa noirceur, en partie l’Empire contre-attaque. Il n’y a donc pas tout à jeter dedans…
De ce que j’ai vu de la démonstration et de l’évolution de l’intrigue, le troisième m’a semblé être peut-être le pire par son aspect forcé et l’incohérence complète qu’il représente par rapport à la Guerre des Étoiles où Obi wan parle du père de Luke comme d’un « bon ami ». Ouais, le type que tu as pratiquement tué et jeté dans la lave? Hmm… ouais, c’était un bon ami. Pris indépendamment de la suite, cette conclusion peut convenir mais l’ensemble des films contredit très largement la première trilogie est en cela constitue une source d’incohérence impossible a contourner.