Le Dernier Exorcisme – heureusement que c’est le dernier !

Halala, grosse déception que voilà.

Alors que le film était encensé par les quelques critiques de revues spécialisées que j’avais pu lire, je suis tombée de bien haut.

On nous fait encore le coup du reportage « réel », tourné caméra à l’épaule. On finit par se demander pourquoi on ne vit pas tous avec une caméra fixée sur le front, la vie des gens a l’air suffisant passionnante pour en faire des films, même si j’avoue que je ne connais a priori personne dans mon entourage qui vive en ce moment des problèmes de fantômes, possession, enlèvement extra-terrestre, attaque de monstres sortis du fleuve ou autre… Merde, c’est loupé pour l’oscar, vraiment ils sont nuls mes potes…

Bref, dans le Dernier Exorcisme, on suit un prêtre qui affiche très honnêtement son incompétence en exorcisme, car pour lui les personnes qui en seraient victimes sont avant tout des cul-terreux extrémistes qui ont besoin de s’entendre dire que dieu les pardonne d’avoir fait des choses obscènes avec des vaches (non là j’invente, mais c’est l’idée).

Collé-serré par une journaliste et son cameraman pas très téméraire, ils vont répondre à la lettre désespérée d’un père dont la fille semble possédée par le démon (il la soupçonne même de tuer le bétail la nuit, la vilaine fille).

Le prêtre explique alors par le menu, devant la caméra mais hors de la vue de la famille, comment il prépare toute la mise en scène de son exorcisme : mini-enceintes qui diffuseront des cris de démons, du fil de nylon qui lui permettra de faire bouger les cadres, un petit branchement électrique accroché aux doigts qui lui servira à balancer une micro-décharge sur les tempes de l’exorcisée, histoire de lui montrer qui est le chef… Bref, on se marre bien car on ne peut s’empêcher de penser à l’Exorciste à ce moment là, en se disant qu’on s’est bien fait avoir (ben ouais, si ça se trouve le père Carras il est pas vraiment mort et la petite faisait juste une éruption cutanée).

Mais le film est long, il ne se passe pas grand chose, alors dès que le rythme s’accélère un peu, on s’accroche aux personnes de toutes nos forces, en espérant une tête qui se retourne, des gestes obscènes, des yeux vitreux, des insultes en araméens ou que sais-je… Mais ça traine à venir, ça se traine même.

Et bien sûr quand le caméraman décide de s’enfuir en courant, he ben on ne comprend plus grand chose à l’image puisque forcément, ça bouge dans tous les sens et on a la gerbe. Sans compter sur la scène finale qui me laisse toujours dubitative, je vois vraiment pas où ils voulaient en venir. Je ne vais pas tout vous spoiler, on sait jamais, vous voudrez peut-être le voir, mais dites-moi ce que vous avez compris de la fin, car à part le fait qu’ils crèvent tous, ben moi j’ai rien compris (oups !).

Tags: ,

Auteur:la Fille du rock

Blogobitch assumée qui a basculé du côté obscure de la culture : du Metal, des films de genre, des jeux vidéo burnés... Je rêve d'un câlin avec Greg Puciato, je hais les clowns depuis Killer Klowns from Outter Space, je pulvérise du locuste sur Gears of War 3, je suis une maman rock'n roll. Et c'est déjà pas mal.
  1. 22 octobre 2010 à 14:58 #

    Mon pote de Black Room en avait fait tout une chronique plus enthousiasmante en parlant d’un simple film renouant avec le principe des jump scare efficace.
    http://www.blackroom.fr/letrange-festival-quatrieme-jour-the-last-exorcism

Répondre