Cet été je me suis littéralement gavée de films dits d’ »horreur ». Les recettes qui fonctionnent sont à peu près toujours les mêmes : un méchant démesurément laid et doté d’un sadisme sans bornes, des jeunes ploucs qui n’ont toujours pas compris les règles à respecter pour survivre, de l’hémoglobine à tout va, quelques éléments de torture bien dégueulasses (démembrements, tronçonnages, brûlures, décapitations, douches d’acide, plus c’est original et mieux c’est) et malgré tout un scénario qui tient à peu près la route.
Enfin, vous voyez le genre.
Sauf que cet été j’ai dû me taper tous les pires navets du genre, sans blague. je les ai enchaînés, toujours pleine d’espoir, me disant que la mauvaise série finirait bien à un moment. Mais que dalle, j’ai dû supporter des films daubesques soir après soir, et ça, c’est très dur.
Voici donc quelques uns des films que je ne vous chroniquerai pas :
Captivity
On retrouve dans ce film miss Elisha Cuthbert, qui incarnait le personnage
principal dans la Maison de Cire avec beaucoup de conviction (en même temps aux côtés de Paris Hilton elle ne pouvait pas faire pire). Ha oui, c’est aussi la fille de Jack Bauer dans 24h Chrono.
Bref, avec son nom dans le casting je pensais avoir à faire à une valeur sûre. Grosse déception. Le scenario n’as ni queue ni tête, les personnages sont amenés à des situations totalements grotesques : 1 gars et 1 fille sont retenus captifs dans 2 pièces séparées et subissent des tortures psychologiques. ils sont surveillés par leur ravisseur grâce à des caméras mais on ne sait pas pourquoi en plein milieu du film ils jugent opportun de s’envoyer en l’air, comme si c’était la meilleure chose à faire à ce stade de leur existence… notez que la poulette joue les étonnées quand elle réalise que la scène a été filmée (vraiment trop conne).
Le retournement de situation à la fin est trop gros pour être plausible… Et quand on regarde de nouveau le film en connaissant la fin, on réalise que beaucoup de scènes n’ont aucun sens. Bref, je ne conseillerai même pas ce film pour la seule scène digne d’intérêt (celle de la douche à l’acide).
See no Evil
La recette pourrait presque fonctionner :
- Un méchant défiguré et complètement abruti qui dézingue les jeunes de manière plutôt brutale pour les punir d’avoir pêché (ou d’y avoir pensé, ce qui doit concerner à peu près tous les ados de la planète).
- Une bande de jeunes cons avec l’obscédé sexuel, le couple chaud bouillant, la lesbienne, la gentille timide, le black, la latino… Bref, le bon panel pour un massacre en règles.
- Un lieu désaffecté avec plein de passages secrets, des vitres sans tain et des objets rouillés.
Et pourtant ça ne prend toujours pas. Le gros méchant, bien que particulièrement laid, cruel et déterminé, est totalement asservi par sa maman (hystérique comme il se doit). Mais une nouvelle fois,il n’y a pas vraiment d’histoire (pourtant ils ont essayé), on a l’impression qu’ils ont réuni cette bande de jeunes dans cette endroit juste pour les faire tuer. Les personnages ne sont pas du tout attachants et les acteurs plus que moyens.
Et on ne sait pas pourquoi, le méchant finit par réaliser que c’est pas très très bien de tuer des gens quand même, et que « maman tu déconnes » (avant de la dézinguer à son tour). Beuh…
Borderland
Une histoire de secte satanique au Mexique qui œuvre dans l’impunité totale. La scène d’ouverture est suffisamment affreuse pour laisser présager de bonnes choses : 2 flics se font chopper par la-dite secte, l’un se fait arracher les yeux et découper l’avant-bras à la scie pendant que le second doit le regarder se faire torturer.
Malheureusement le jeu des acteurs et le déroulement du reste de l’histoire sont particulièrement pitoyables et donc sans aucun intérêt (et totalement absurdes soit-dit en passant).
















