[live report] Angus & Julia Stone @le Trianon – 28 avril 2011

Angus & Julia Stone ne cherchent pas à nous la faire à la White Stripes, et c’est bien d’un couple de frère et soeur  dont il s’agit. Issus de la ville de Newport dans les environs de Sidney, ils commencent à chanter chacun de son côté avant d’entamer une carrière commune en 2006. En cinq ans ils publient trois albums. Le dernier en date, Down the way, sorti en 2010, leur permet d’acquérir une renommée internationale, notamment en France où le single Big Jet Plane sert de générique de fin au film Les Emotifs Anonymes. Jouissant chez nous d’un succès critique et public conséquent, c’est donc tout naturellement qu’ils s’installent au Trianon pour cinq soirs, tous sold out.

Angus & Julia Stone - crédit photo : MS

Pour assurer la première partie de leurs concerts européens, Angus & Julia Stone ont choisi Steve Smyth, un guitariste, australien lui aussi (à ne pas confondre avec son homonyme, ancien guitariste du groupe de metal Testament). Seul sur scène, le guitariste barbu dont la voix rappelle parfois celle de Jeff Buckley livre un set d’une petite demi-heure composée de chansons plutôt mélancoliques, mais néanmoins ponctuées de changements de rythme, ce qui donne une prestation agréable qui en tout cas a plu au public du Trianon. Par contre je crois que le monsieur n’avait pas bu que de l’eau avant de monter sur scène !!!

 

Pas trop d’attente avant l’arrivée de la tête d’affiche de la soirée. En guise de décor, un ciel sombre parsemé d’étoiles dans lequel trône une lune souriante. Pour ceux qui ne les connaissent pas, il faut dire qu’Angus & Julia Stone, ce ne sont pas des violents et ce n’est pas à leurs concerts que ça risque de pogoter. Au contraire, ils font une pop folk des plus intimistes susceptible de plaire au plus grand nombre. Ainsi le public présent est en majorité composé de couples, certains sont même venus en famille. Le Trianon et sa capacité de 1000 places était donc l’endroit approprié pour accueillir la musique douce et épurée du duo.

Angus & Julia Stone - crédit photos : MS

Mais justement, leur musique étant vraiment trèèèès douce, je ressentais quand même une légère inquiétude au début du set : est-ce que ça n’allait pas être un chouia soporifique ?  Eh bien non, j’ai vraiment pris plaisir à écouter et regarder ces deux musiciens talentueux jongler entre guitares acoustique et électrique. Julia est également au clavier sur certaines chansons et sur Private Lawns, elle alterne avec dextérité la guitare et la trompette, tandis qu’Angus se met de temps en temps à l’harmonica. La voix de femme-enfant de Julia se marie à la perfection à celle, plus roots, de son frère. Et l’entente de ceux deux-là ne semble pas s’arrêter à leur timbre de voix : il est touchant de les voir de temps en temps se rapprocher presque tête contre tête pour se chuchoter on ne sait quoi et sourire.

 

La set-list est constituée de titres issus de leurs trois albums, mais logiquement on note une prédominance de chansons extraites du dernier album. Bon, en tout cas, j’étais contente car ils ont joué leur cover de You’re the one that I want, la chanson-phare de la comédie musicale (et un de mes films cultes au passage) Grease. Entendre ce sommet de kitschitude repris à la sauce Angus & Julia Stone est une expérience sonore assez intéressante je dois dire. Durant ce concert, le duo nous gratifie d’un nouveau titre assez rock, Sequoia. Après l’excellent Yellow brick road et son final instrumental, on a droit à un rappel pour deux titres : Hush et Santa Monica. Et le concert s’achève au bout d’1h30, une durée tout à fait correcte pour un groupe de ce calibre avec déjà trois albums au compteur.

Un concert très agréable donc, où les artistes ont fait preuve d’une bonne interaction avec le public, surtout Julia. Malheureusement je ne suis toujours pas bilingue, donc je n’ai pas compris grand chose à ce qui se disait ! Il était aussi agréable de voir des artistes souriants et d’entendre à maintes reprises le rire cristallin de Julia  Stone. Ainsi, je suis sortie du Trianon le coeur léger, pleine de bons sentiments et prête à aller me coucher car bien bercée par les voix douces des deux Australiens !

 

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Auteur:MS

Après avoir sévi sur la blogosphère quelque temps, elle avait juré qu'on ne l'y reprendrait plus. Et puis un appel à candidatures de la part de la Fille du Rock l'a décidée à sortir de son silence 2.0 pour faire partager son avis sur l'actualité culturelle du moment. Fonctionnant au coup de coeur, ses chroniques sont plus basées sur un ressenti personnel que sur des considérations technico-techniques, puisqu'elle officie ici en tant que simple amatrice d'albums et de films de qualité. Assez éclectique sur le plan musical (ne vous attendez quand même pas trop à ce qu'elle vous parle d'electro ni de musette), elle a un faible pour les voix féminines et lorsqu'elle va au cinéma elle aura tendance à choisir un petit film indépendant plutôt qu'un blockbuster américain.

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