Cette année, je ne suis pas allée au Hellfest, mais pour avoir tout de même ma dose de gros son cet été, j’ai décidé d’aller au concert de Bullet for my Valentine, dont la date parisienne était la seule rescapée suite à l’annulation du reste de leur tournée française. Pour revenir un peu sur le parcours du groupe, les Gallois ont été la grosse révélation metalcore de 2006, avec la parution de leur premier album The Poison, auréolé d’un gros succès public, confirmé par le choix du groupe pour assurer les premières parties de Metallica, Iron Maiden et Guns’n'Roses, rien que ça. Ceci n’a pas empêché le groupe d’être la cible de certains puristes de la planète metal, qui les ont qualifiés de groupe pour minettes.
n’est pas moi qui vous ferais un cours sur ce type de musique, ses sous-genres et ses dérivés, j’en serais bien incapable, je ne m’appelle pas Hororo :) (note de Hororo: en fait, elle dit qu’elle ne peut pas catégoriser mais elle le fait très bien ensuite). On sent la musique de BFMV fortement influencée par celle de leurs aînés, Metallica en tête, avec en plus ce petit côté emo qui va plaire aux nouvellement convertis au metal, mais moins aux metalleux purs et durs. On les compare souvent à leurs compatriotes Lostprophets que je connais mieux, néanmoins à mon sens, la musique de Bullet for my Valentine est quand même un poil plus couillue.
Ce jeudi 23 juin, je suis un peu en retard, et à un concert de métal, ça ne pardonne pas : comme il y a souvent plusieurs groupes en première partie, ils se doivent de commencer pile poil à l’heure. Le concert est complet, mais par miracle je parviens à me trouver une place assise au balcon en face de la scène et j’arrive donc en plein pendant le set d’un groupe que bien évidemment je ne connais pas, Times of Grace, un groupe de metalcore américain. Le chanteur communique pas mal avec le public, on apprend que c’est la première fois qu’il vient à Paris et apparemment ça lui plaît bien. Musicalement, rien de transcendant, j’ai hâte qu’on passe à autre chose.
Au bout d’une petite demi-heure, les américains s’en vont et le ballet des roadies commencent pour préparer la scène pour le groupe suivant. Dans la salle, certains espèrent voir arriver les têtes d’affiche de la soirée, mais il ne faut pas rêver, il n’est même pas encore 20h. C’est maintenant au tour des anglais de Glamour of the Kill de faire leur apparition. Un groupe de metalcore encore une fois (en même temps c’est un peu normal, on n’est pas à un concert de Colonel Reyel), qui semble fortement influencé par Bullet for my Valentine, mais avec un chant presque essentiellement en voix claire et un son résolument plus pop. Les mélodies sont accrocheuses, de surcroît ils sont plutôt beaux gosses, ils ont donc tout pour plaire au plus grand nombre. D’ailleurs ce soir, le public est ravi et s’exécute volontiers lorsque le chanteur propose un wall of death.
Une demi-heure plus tard, nouvelle pause et dans un Bataclan transformé en sauna, le public commence à s’impatienter. A 21h, Bullet for my Valentine entre en scène dans un débauche d’éclairage sur l’excellent « Your Betrayal » et sa longue intro instrumentale, le morceau qui ouvre leur dernier album Fever. Assez rapidement, les derniers rangs des balcons se lèvent, ce qui est relativement rare, surtout sur Paris. Je suis le mouvement, et me voilà donc debout pendant quasiment tout le concert, suant à grosses gouttes car il fait vraiment très, très chaud et bien sûr bouger au son des boulets de canon sonores envoyés par le groupe n’arrange rien. Tout au long du set, les Gallois distillent leur savant mélange d’emo et de heavy metal classique, servi par la voix du leader Matthew Tuck qui délivre une prestation sans fausses notes, secondé par Jason James, le bassiste, sur les screams et Michael Padget, le guitariste, intervenant plutôt sur les parties en voix claire, et je trouve le set vraiment efficace. Soudain le rythme ralentit un peu car c’est le moment du slow de la mort qui tue « Say Goodnight ». Un peu plus tard quand arrive « Tears don’t fall », je me dis que ce morceau est vraiment parfait pour une fin de concert. Il est tout de même un peu tôt. Mon instinct ne m’aura pas trompée, car au terme de ce titre très réussi mêlant ballade et rythmes plus agressifs, le groupe quitte la scène, pour revenir quelques minutes plus tard pour « Begging for Mercy », qui sera l’ultime chanson du concert. En tout seulement 10 titres et moins d’une heure de show. Un peu léger pour un groupe qui a 3 albums au compteur, ceci dit vu la température de la salle, j’étais personnellement assez contente de pouvoir sortir à l’air frais puis rentrer prendre une douche.
En bref, un concert réussi, très carré, peut-être un peu trop d’ailleurs, aucune part ne semblant avoir été laissée à l’improvisation, qui m’aura permis de bien me défouler.
SET LIST
- Your Betrayal
- Pleasure and Pain
- Waking the Demon
- The Last Fight
- 4 Words (To Choke Upon)
- Say Goodnight
- Scream Aim Fire
- Hand of Blood
- Tears Don’t Fall
Rappel : Begging for Mercy



















Bullet, un des groupes qui je trouve se bonifie avec le temps !