Live Report : Fumuj + Furykane @ La Flèche d’Or – 27 septembre 2011

C’est donc pour la 8e campagne nationale de sensibilisation aux risques auditifs liés à l’écoute et à la pratique des musiques amplifiées que votre dévoué rédacteur est parti investir pour la première fois les murs de La Fleche d’Or parisienne, pour le compte de La Fille du Rock. L’occasion de retrouver un groupe déjà bien écouté dans la rédaction, aka Furykane, et l’occasion d’en découvrir un autre, Fumuj, parrain de cette campagne.

C’est avec plaisir que je constate que les organisateurs, prévenus des catastrophes apocalyptiques dédoublées par la combinaison RER A + B, ont eu la gentillesse d’attendre mon arrivée pour lancer le concert. Point d’intro ni de chichis inutiles, Furykane arrive en blanc et en masse, donnant un bon aperçu d’une soirée haute en couleur au public déjà présent. Le marasme vestimentaire est cadré par une cohérence colorimétrique et un jeu de scène plutôt énergique, motivé et entrainant.

Furykane by Ugo Schimizzi

Le groupe s’éclate bien, ça se sent, et le courant passe facilement avec le public. Jen la chanteuse/gueularde alterne différentes voix, pour un résultat – je le conçois – qui peut en étonner ou débèqueter certains. Pour ma part, je trouve l’ensemble plutôt bon, dans une veine metal très actuelle, jouant sur la langue anglaise et les onomatopées. Les contrastes sont intéressants et différents passages mélodiques sonnent très bien.
Bref un bon moment proposé par le groupe !

Après un changement de plateau un peu Gérard (les habitants de la Meuse et les connaisseurs des membres du gouvernement comprendront, à défaut d’apprécier cette vanne), Fumuj investi la petite mais néanmoins bien organisée scène de la Flèche d’Or.
Articulant leur set autour d’un dispositif spécial mis en place pour rendre leur concert accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, Fumuj transporte les quelques 400 personnes réunies dans leur monde divisé entre rock, électro et hip-hop, l’artiste nantaine Laety Tual donnant la réplique au chanteur en proposant une traduction gestuelle live des textes du groupe, empruntant au langage des signes américain et français (ASL et LSF).

Fumuj by Ugo Schimizzi

Visuellement très actif, le groupe s’appuie également sur différents dispositifs comme deux énormes tubes de 2,5m au milieu de la salle, aux couleurs mouvantes, permettant à chacun de ressentir les vibrations créées par les instruments.
Pour une fois, le niveau sonore est maitrisé et agréable à l’oreille, le son ne semblant sortir que des amplis des musiciens. La batterie, séquencée selon les éléments, s’éclaire à mesure que le batteur se serve tantôt d’un fût, tantôt de la caisse claire ou grosse caisse.

Une bien belle soirée donc, signée de main de maître par deux associations, A Plein Volume, qui n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai dans l’organisation de concerts et l’association Agi-Son, spécialisée dans la sensibilisation, l’information et la formation à la gestion sonore depuis l’année 2000.

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Auteur:uGo

Musicien malgré lui depuis l’âge de ses 6 ans, survivant d’une école d’art, plongé à ébullition dans le digital, Ugo par mégalomanie aime bien parler de lui à la troisième personne. Après plus de 3 ans à profiter gratos de concerts et festivals en prétextant y faire quelques photos et un article par-ci, par-là, l’hurluberlu voyageur n’a toujours pas compris que cumuler projets associatifs et bénévoles ne nourrit pas son homme. Qu’importe, le but du recrutement ici était de boire des coups ! Au-delà des pitreries, la musique, l’art et la culture sont ses grandes marottes, et tout projet allant dans cette direction titillera ses sens aiguisés et en alerte (épatant non ?).

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