Même si j’ai toujours reconnu qu’il y avait une grande originalité dans leur musique et que c’était un groupe qui avait vraiment son propre son (fait suffisamment rare de nos jours pour être signalé), je n’accrochais pas plus que ça avec Kasabian, et ce malgré mon penchant pour la scène d’Outre-Manche. Jusqu’à ce jour de juillet 2011 à Arras où je les ai vus au Main Square Festival. Une bonne claque qui m’a fait me dire que Kasabian était vraiment un excellent groupe de scène et qu’il fallait que je me penche à nouveau sur leur discographie. C’est donc tout naturellement que lorsqu’ils ont annoncé leur passage à Paris, j’ai voulu les revoir en live. D’autant qu’entre-temps ils avaient sorti leur 4e album, Velociraptor!, qui renferme quelques pépites. Raison supplémentaire pour y aller, quelques semaines avant le concert avait été annoncée la première partie : The Subways, que je venais de voir jouer peu de temps avant à la Maroquinerie et qui avaient grave assuré.
A 20h pétantes, The Subways commencent leur set devant un Zenith encore clairsemé. Et moi je dois faire l’aller-retour entre l’entrée du Zenith où j’attends mon binôme qui est en retard et la fosse pour quand même assister un peu au concert. C’est agaçant. Ma vengeance sera terrible. Car sachez-le, lorsque je vais à un concert, il n’est pas question d’en perdre une miette. Du coup je ne profite guère de cette première partie, mais de ce que j’entends, les Subways se débrouillent bien pour leur passage sur une grande scène et remplissent parfaitement leur rôle : chauffer la salle avant l’arrivée des stars de la soirée avec un set en forme de mini-best of, composé de 8 titres. De toute façon, ce n’est pas grave, j’aurai certainement l’occasion de les revoir car le groupe a annoncé une nouvelle date à Paris, le 16 février 2012 à l’Alhambra.
Mon binôme enfin arrivé, confortablement installés (enfin « confortablement » faut pas déconner non plus, c’est le Zenith) et une coupe de champagne plus tard, me voilà de meilleure humeur pour apprécier le concert de Kasabian. Ca tombe bien, ça commence avec du lourd, Days are forgotten, premier single extrait du nouvel album. Ils embrayent sur un autre tube, Shoot the runner. Bon sang, ça démarre sur les chapeaux de roue. Et ça continue, puisqu’en fait à chaque morceau je me dis « ah mais je l’adore celle-là ». En effet, ce concert est vraiment un concentré de tubes, un genre de best-of des quatre albums du groupe. Dans les gradins, la majorité des spectateurs est debout et danse, j’ai rarement vu ça au Zenith. Et moi je me tortille sur mon siège (ouais j’irais quand même pas jusqu’à appeler ça danser) et je regrette un peu de ne pas être dans la fosse. Mais bon, je suis une petite chose fragile, plus toute jeune de surcroît, donc la voix de la raison a parlé, je resterai assise. Tom Meighan, le chanteur du groupe porte des lunettes noires et est tout de jean vêtu. Une vraie dégaine de petit branleur. Mais un branleur qui sait chanter, aucun doute là-dessus. Il est secondé au chant par le guitariste Sergio Pizzorno, sa voix aigüe et son faux air de Jésus, mais un Jésus qui aurait un peu abusé de l’absinthe (cf la totalement allumée La Fée Verte). Pour rester dans le thème du religieux, Tom Meighan nous gratifiera tout au long du concert de quelques signes de croix.
Après 5 morceaux de folie enchaînés à la suite, le rythme s’apaise un peu avec I.D que je découvre ce soir. Oui, car en fait contrairement à ce que j’avais dit en introduction, depuis Arras, je ne me suis pas penchée tant que ça sur la discographie du groupe. J’ai un gros coup de coeur pour cette chanson. On y retrouve les sons electro qui sont la marque de fabrique de Kasabian, mais aussi le côté psychédélique qu’ils peuvent avoir parfois. On reste un peu dans la même veine avec I hear voices, puis changement de registre avec Thick as thieves, qui fait très Beatles. Un autre temps fort selon moi est Fast Fuse, la chanson sur laquelle tu ne peux pas rester immobile, c’est juste pas possible, enchaînée comme de coutume avec la reprise de Misirlou de Dick Dale and his Del-Tones, plus connue sous l’appelation « chanson de Pulp Fiction« . Ensuite vient ma petite préférée de l’album Velociraptor !, Goodbye kiss, où j’ai l’habitude de dire que Kasabian fait du Arctic Monkeys. Et ça leur va très bien. Comme quoi Kasabian sait aussi composer de belles mélodies, n’en déplaise à leurs détracteurs. C’est LE slow (de la mort qui tue). Le concert s’achève sur l’immense LSF. Enfin s’achève, façon de parler, car on se doute bien que les petits gars de Leicester vont nous faire un beau petit rappel, eu égard à l’ovation qu’ils reçoivent du public parisien ce soir. C’est parti pour 3 titres supplémentaires Switchblade Smiles, Vlad the Impaler et bien sûr Fire, la chanson de fin par excellence, avec le petit air qui te reste dans la tête bien après la fin du concert. Après le salut et alors que la moitié du groupe est déjà dans les coulisses, Tom revient sur le devant de la scène pour une reprise de Michelle des Beatles puis s’effondre mort de rire dans les bras de Sergio.
1h40 de concert, les Anglais ne se seront vraiment pas foutus de notre gueule ce soir. Ils nous ont offert un show sans aucun temps mort, même si personnellement il y a 2-3 titres que j’ai moins aimés, mais après c’est affaire de goût. Dans le registre des points négatifs, il y a bien eu quelques problèmes de son, des larsens au niveau du micro surtout et un ampli basse sûrement pas très bien réglé. Mais franchement, ce n’est qu’un détail. Comme tous les autres spectateurs présents ce soir, j’ai pris mon pied. Kasabian est définitivement un groupe de scène et s’ils continuent à livrer des albums d’aussi bonne facture, gageons qu’ils deviendront des incontournables du rock britannique. Par contre, par pitié, qu’on arrête de les comparer à Oasis car s’ils en ont très certainement l’aura, leur musique n’a strictement rien à voir ! (voilà c’est la fan de Oasis qui a parlé)
SET LIST
Days Are Forgotten
Shoot The Runner
Velociraptor!
Underdog
Where Did All The Love Go?
I.D.
I Hear Voices
Thick As Thieves
Take Aim
Club Foot
Re-wired
Empire
La Fée Verte
Processed Beats
Fast Fuse
Pulp Fiction Theme (Dick Dale and His Del-Tones cover)
Goodbye Kiss
L.S.F. (Lost Souls Forever)
Rappel :
Switchblade Smiles
Vlad The Impaler
Fire
Michelle (The Beatles cover)




















Ah merci pour 2 choses: l’article en soi et ta dernière phrase! Je n’ai jamais trouvé que leur son ressemblait à du Oasis. Ils sont peut-être potes mais ça s’arrête là ! Ils ont une personnalité et un son bien à eux et ils ont le mérite de continuer d’évoluer (même si j’ai moins accroché à Velociraptor ! mais ce n’est que moi !)
Je suis dégoûtée d’avoir raté ce concert! ça fait un an que j’ai découvert ce groupe et que j’apprécie l’ambiance!
Vivement qu’ils repassent avec un playlist dans le même genr,e car elle est géniale!!