[live report] Rock en Seine 2011 @Domaine National de St Cloud, jour 1

Pour la troisième année consécutive, me voilà de retour au Domaine National de Saint Cloud pour, à mes yeux, le meilleur festival francilien, j’ai nommé Rock en Seine. Les prévisions météorologiques n’étant pas très clémentes, cette année j’ai investi dans un k-way ! Cette année, la grande nouveauté est l’installation d’une quatrième scène sur le site, la scène Pression Live. Cool, encore plus de concerts et d’allées et venues entre les différentes scènes.

Les hostilités débutent avec Smith Westerns, un groupe d’indie pop issu de Chicago. Je m’attendais à mieux, c’est vraiment trop lent comme musique et la sauce ne prend pas. J’aime beaucoup leur titre Weekend, une chanson pop comme je les aime. Malheureusement, je ne l’aurai entendu que de loin, car j’ai quitté leur set avant la fin pour être bien placée pour un groupe que j’avais hâte de revoir sur scène : Biffy Clyro.

 

Smith Westerns - Crédit photo : MS

Etonnamment, les écossais jouent tôt dans la journée, la faute sans doute à leur manque de reconnaissance publique en France. Pourtant bien avant le début de leur concert, les premiers rangs sont déjà bien pleins, preuve qu’ils ont tout de même un solide noyau de fans dans nos contrées. Le trio entre enfin en scène, vêtu en tout et pour tout de pantalons hyper moulants. On aura donc tout le loisir d’admirer leurs tatouages. Pour ce set, ils seront épaulés d’un deuxième guitariste, qui fait un peu tâche avec le reste du groupe car pas du tout habillé de la même façon ! Ce concert aura confirmé tout le bien que je pense de ce groupe, en live ils méritent vraiment le coup d’oeil. Ce sont de vrais boulets de canon que nous servent ces excellents musiciens, à la fois à l’aise dans les morceaux façon hymnes de stade (rappelons qu’au Royaume-Uni ils remplissent Wembley alors que chez nous ils sont relégués à la Boule Noire ou au Trabendo), les titres secs et percutants et dans les ballades (les premiers ayant été majoritaires, normal en festival) et servies par la magnifique voix de Simon Neil. Les trois quart d’heure du set passent à toute vitesse, et j’en aurais bien voulu encore !

 

Biffy Clyro - Crédit photo : MS

A la fin du concert, je décide d’aller m’approvisionner en t shirts au stand merchandising. Après une intense réflexion, je me décide pour un t shirt du festival et un t shirt Biffy Clyro. Puis je me dirige (sous la pluie) vers la scène de la Cascade pour le concert de The Feeling of Love. Les trois garçons ont beau venir de ma ville d’origine (Metz), je passe mon chemin car je n’accroche pas à leur musique plutôt garage-rock, un peu trop monotone à mon goût.

 

The Feeling of Love - Crédit photo : MS

Je m’en vais alors étrenner la scène Pression Live, cette fameuse nouvelle quatrième scène. Alléchante sur le papier, elle présente en fait deux inconvénients majeurs : son éloignement par rapport aux autres scènes et son sol en pente qui la rend assez désagréable à fréquenter. C’est parti pour le concert de Wolf Gang. Amateurs de voix virile, passez votre chemin. On a affaire ici à une jolie electro-pop nappée de synthés, qui rappelle un peu MGMT par moments. Un groupe qui ne révolutionnera pas un genre déjà bien encombré, mais fort agréable ma foi.

 

Wolf Gang - Crédit photo : MS

A regrets, je pars un peu avant la fin du set pour me laisser le temps de traverser tout le parc afin d’assister au concert de CSS sur la Grande Scène. Pas vraiment de surprise : la mayonnaise prend sur les titres des deux premiers albums, mais les chansons du nouvel album La Liberacion, sont juste indigestes. La musique de ce groupe brésilien n’a jamais été particulièrement raffinée, mais ces dernières ne volent vraiment pas haut. Malgré tout, le set reste plaisant à regarder, grâce à Lovefoxxx, la leadeuse du groupe brésilien qui met le feu avec ses roulades arrières et ses lancers de micro ratés  ; le moment où elle s’est pris le micro en pleine tête restera dans les annales !

 

CSS - Crédit photo : MS

A 20h, les choses sérieuses commencent avec The Kills. Première fois que je vois ce groupe en concert, autant dire que j’avais hâte. Et je n’ai pas été déçue. A eux deux, James Hince et Alison Mosshart emplissent la Grande Scène, rejoints par des choristes sur quelques chansons. Comme à son habitude, Alison arpente la scène de sa démarche féline, sa crinière brune lui mangeant les yeux, tandis que James reste plus figé, mais n’en est pas moins diablement sexy. Pendant la première partie du concert, on est un peu frustré car les deux musiciens semblent jouer à s’éviter du regard. Enfin, leurs yeux se croisent et l’ambiance devient électrique. Les tubes s’enchaînent et cette heure passe trop vite. Vraiment quel charisme chez ce groupe que j’ai envie de revoir en live très vite !

 

The Kills - Crédit photo : Nicolas Joubard

A 21h45 (merci twitter de m’avoir prévenue que le concert commençait quinze minutes plus tôt que prévu), les Foo Fighters entrent en scène et ils n’en ressortiront que deux heures plus tard. Un set très complet de vingt chanson, parfait mélange de leurs tubes et des titres de leur dernier album Wasting Light, durant lequel Dave Grohl et ses musiciens ne faibliront pas une minute. Quelle énergie ces mecs ! Alors que la fatigue commençait sérieusement à me gagner, je me demandais si le concert allait se terminer un jour. Mais putain ce que c’était bon ! Et surtout ce fut bien agréable d’assister à un concert interactif, tant entre musiciens qu’avec le public, car il est bien trop fréquent que des groupes de ce calibre se contentent de faire le minimum syndical. En trois ans de festival, jamais vu un concert aussi long et intense !

 

Foo Fighters - Crédit photo : Nicolas Joubard

Une excellente première journée où on la pluie aura été très discrète, fort heureusement.

 

 

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Auteur:MS

Après avoir sévi sur la blogosphère quelque temps, elle avait juré qu'on ne l'y reprendrait plus. Et puis un appel à candidatures de la part de la Fille du Rock l'a décidée à sortir de son silence 2.0 pour faire partager son avis sur l'actualité culturelle du moment. Fonctionnant au coup de coeur, ses chroniques sont plus basées sur un ressenti personnel que sur des considérations technico-techniques, puisqu'elle officie ici en tant que simple amatrice d'albums et de films de qualité. Assez éclectique sur le plan musical (ne vous attendez quand même pas trop à ce qu'elle vous parle d'electro ni de musette), elle a un faible pour les voix féminines et lorsqu'elle va au cinéma elle aura tendance à choisir un petit film indépendant plutôt qu'un blockbuster américain.

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