[live report] The Kooks @Casino de Paris, 18 octobre 2011

Les Kooks sont de retour à Paris un mois après leur passage à la Flèche d’Or, dans le cadre de la promotion de leur nouvel album Junk of the heart. Grosse concurrence puisqu’ils sont face aux Red Hot Chili Peppers qui jouent le même soir à Bercy. Mais ça n’empêche pas les petits gars de Brighton de faire salle comble. En effet, comme j’avais pu le constater l’année dernière à Rock en Seine, le groupe jouit d’une grosse popularité chez les jeunes, voire très jeunes, filles. C’est sous une pluie battante que je me rends au Casino de Paris. Je ne m’étendrai pas sur les deux premières parties, Atlantics et Morning Parade, puisque 1) je suis arrivée trop tard pour voir les premiers 2) je verrai les seconds très bientôt au Festival Les Inrocks Black XS (et hop, comment se débarrasser subtilement d’une première partie sur laquelle on n’a pas grand chose à dire, ni en bien ni en mal).

 

Crédit photo : MS

Pas mal d’attente entre Morning Parade et The Kooks, les hordes de groupies commencent à s’impatienter ! Enfin le concert débute au son du dernier single en date, Is it me, un morceau accrocheur, dans la plus pure tradition kookienne.  Au fur et à mesure du set, on se rend compte que la set list est équilibrée, aucun des trois albums du groupe n’étant délaissé. Bien sûr, le public vibre plus au son des titres de Inside in/Inside out. A croire que certain(e)s ont oublié que les Kooks ont sorti d’autres albums depuis…Certes cet album contient de nombreuses pépites devenues des classiques, mais les deux autres sont loin de faire pâle figure à côté.

Une fois les premiers tubes passés, un léger ennui commence à me gagner et ce sont pas les trois titres à la suite chantés en acoustique (Seaside, Tick of time, See the sun) qui vont me réveiller…Je ne peux même pas me pâmer devant les tignasses bouclées des quatre garçons car leur côté minet ne m’a jamais fait mouiller ma culotte, contrairement à d’autres. Certaines chansons sont assez fades et ça ne s’améliore pas en concert. Excepté pour deux morceaux : Shine on et Do you wanna, jouées à la suite. Ces deux chansons ont une toute autre saveur en version live. La première prend des couleurs de perfect pop song et la seconde des accents rock bienvenus. La fin du set est clairement plus énergique, et quand les Kooks arrêtent de jouer les lovers, ça fait du bien !

 

Crédit photo : MS

Pour le rappel, Luke s’installe au clavier, et on a tout d’abord droit à The Saboteur. Une chanson qui n’a pas trouvé sa place sur le dernier album, et à raison, car elle n’a strictement rien à voir avec la musique que propose les Kooks habituellement : les nappes de clavier alternant avec des riffs de guitare bien sentis donnent un petit côté psychédélique au morceau. Le groupe ayant récemment évoqué dans la presse sa relation avec la drogue, ceci explique peut-être cela…Evidemment, les fans de base sont un peu déboussolés par ce morceau, et c’est sans surprise que j’ai vu les spectateurs se rassoir au fur et à mesure. Néanmoins, ce morceau constitue une prise de risque tout à fait intéressante, et on peut espérer qu’à l’avenir le groupe s’engage davantage dans cette voie. A voir s’ils sont prêts à décevoir les teenagers pour tenter de séduire un public plus adulte. Le set se termine sur Junk of the heart, une pop song digne du pays des Bisounours, mais j’avoue qu’elle me plaît bien suivi du mégatube Naive.

A peine plus d’une heure de show, mais les morceaux des Kooks étant toujours assez courts, ce n’est pas étonnant. Une set list cohérente, bien que mon côté guimauve aurait aimé entendre Watching the ships roll in et Taking pictures of you. En fait, le concert de ce soir est à l’image du groupe : propre et lisse. Pas de vagues. La voix de Luke Pritchard est bien posée, pas de fausses notes, à part que je ne suis pas fan de la façon qu’il a en live de laisser traîner sa voix sur certaines syllabes, notamment sur Ooh la. Mis à part ça, pas grand chose à reprocher. Les Kooks sont des faiseurs de tubes redoutables, alternant pop songs et ballades, agréables à voir en concert, mais manquant tout de même un peu de fantaisie.

 

SET LIST

Is it me

Always where I need to be

Sofa song

Matchbox

Rosie

She moves in her own way

Killing time

Eskimo kiss

You don’t love me

Seasime

Tick of time

See the sun

How’d you like that

Mr Nice Guy

Ooh la

Shine on

Do you wanna

Rappel :

The Saboteur

Junk of the heart

Naive

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Auteur:MS

Après avoir sévi sur la blogosphère quelque temps, elle avait juré qu'on ne l'y reprendrait plus. Et puis un appel à candidatures de la part de la Fille du Rock l'a décidée à sortir de son silence 2.0 pour faire partager son avis sur l'actualité culturelle du moment. Fonctionnant au coup de coeur, ses chroniques sont plus basées sur un ressenti personnel que sur des considérations technico-techniques, puisqu'elle officie ici en tant que simple amatrice d'albums et de films de qualité. Assez éclectique sur le plan musical (ne vous attendez quand même pas trop à ce qu'elle vous parle d'electro ni de musette), elle a un faible pour les voix féminines et lorsqu'elle va au cinéma elle aura tendance à choisir un petit film indépendant plutôt qu'un blockbuster américain.

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