La soirée de toutes les rencontres, sociales et musicales. Master Musicians of Bukkake est un nom et un groupe qui attire masse de personnes de tout horizons et nombreux de mes comparses de concerts se sont donc retrouvés sur place, dont moi et ma compagne que j’avais attiré sur place avec ces quelque mot : « Chérie, le groupe s’appelle Master Musicians of BUKKAKE, ça déchire ! »
Bon, pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est le bukkake, je vous engage a lire la page wikipedia sur le sujet A CONDITION que personne ne regarde derrière votre épaule, sous peine que l’on vous pose des questions sur ce que vous pouvez bien foutre à lire des articles sur des pratiques sexuelles de film porno japonais.
Le Bukkake de ces maîtres musiciens n’a toutefois rien à voir avec celui de nos amis nippons et se rapprocherait surtout de la grande partouze mondiale et cosmique de musique indienne, japonaise, et orientale d’une manière générale, mélangé à des influences rock psyché, et bien plus encore car les affinités sont multiples quand on a dans ses rangs des musiciens aussi talentueux que Timb Harris violoniste dans Secret Chief 3 et Estradasphere.
Mais tout d’abord, Mammifer monte sur scène avec un line up de rêve pour qui se passionne pour les sorties de chez HydraHead. Mammifer n’est rien de moins que le projet de Faith Coloccia, pianiste et compagne de Aaron Turner, guitariste et chanteur des défunts Isis (ainsi que de House of Low Culture, Twilight, Old Man Gloom, etc….), aujourd’hui accompagné en tournée par Tyler Semrick-Palmateer, membre fondateur des défunts Mare, à la guitare et au chant, et Caleb Collins, ex Mare aussi, à la batterie (et actuel batteur de l’excellent groupe de screamo « prog » Circle Takes the Square).
Les CV respectifs de chacun remplissant des parenthèses à rallonge, les attentes étaient donc honteusement grande pour ce nouvel album et je ne fus, pour ma part, pas déçu. Pour ma part, car en sortant de la salle, j’entendis des sons de cloche tellement différent que je me permet de spécifier que je suis surement plus réceptif aux musiques ambiancés, et lentes, que d’autres de mes comparse pourtant pas fermés pour un sou. Mare decendrii, l’album interprété ce soir se meut à la vitesse de lentes mélodies au piano, de lignes de guitares entre dissonance et murmure fait de vibration drone et d’une frappe de batterie appliquée avec force et précision. Les voix ne sont pas absentes non plus et se mélangent donc entre celle de Coloccia, Turner et Semrock-Palmateer, chacun avec leur grain particulier.
Comme j’ai pu en parler avec ce dernier après leur set, les personnalités de tout les musiciens sont bien représentés et donne lieu à une rencontre d’esprit et de sensibilité. La maitrise des musiciens laisse de la place à la personnalité des artiste dans ce tableau d’avant garde entre post rock, drone et ambiant. Timb Harris, des Master Musicians of Bukkake, sera venu poser quelques lignes de violons sur le premier morceau, et cela quasiment à l’improviste puisqu’il était seulement dans le public avec son instrument et monta seulement quelques instants sur scène en se cachant derrière un pilonne, comme si tout cela n’était pas prévu par les musiciens sur scène. D’ailleurs, en parlant d’imprévu, certaines lignes de chant étaient totalement improvisés, de l’aveu de Tyler, alors que rien durant le concert de Mammifer n’aurait pu le laisser penser. Une preuve de la magie présent sur scène qui en aura séduit beaucoup.
Julie Christmas me charmera en revanche beaucoup moins. Chanteuse de Made Out of Babies et de Battle of Mice, elle se lance dans une carrière solo bien moins noise ou post mais tout simplement rock. Avec sa voix de petite fille innocente, elle charme autant de personne qu’elle n’en repousse et agit avec tant de manière que l’on croit parfois voir une actrice sur scène. Le reste de son groupe est on ne peut plus compétent mais malheureusement effacé pour laisser de la place à la demoiselle. Seul le guitariste et le batteur se feront un peu remarqués mais le bassiste et le claviériste seront des plus effacés durant ce concert de présentation de ce nouveau projet. A noter tout de même ce petit moment d’interaction avec le public quand la demoiselle proposa a son public un peu de son Jack Daniels, les verres se levèrent bien vite en masse. Amusé, elle alla chercher des verres en plastique pour ainsi servir les assoiffés pendant que son groupe continuait de jouer. Pas grand chose de musical à retenir donc, si ce n’est des morceaux correctement joués dans un style rock un peu saturé et surtout très maniéré de par la voix de Mademoiselle Christmas.
Enfin, voici venu le temps de la procession des Master Musicians, vêtu comme des touaregs avec leur foulard bleu sur la tête et de grandes lunettes noires sur le nez. Le chanteur est quand à lui habillé comme un mélange de cheik arabe et de génie avec son habit blanc et son visage recouvert de la même couleur. La machine a fumée commence son œuvre et celle-ci se répand des premiers rangs jusqu’au fond de la salle (certes, pas si grande, mais quand même…). Le groupe est composé de deux batteurs, un guitariste, un bassiste, un préposé aux effets (parfois aussi à la guitare) et à la trompette tibétaine, un violoniste et ce fameux chanteur, danseur, aussi préposé à des effets sonores.
Décrire un concert des Master Musicians demanderait de pouvoir se le repasser en vidéo et de pointer du doigt des éléments précis. Or, le plaisir même et de vivre l’heure passé en leur compagnie comme une sorte de songe géniale où les musiques du monde entier se rencontre dans l’esprit de ces sept génies déguisés (avec en guest, en début de concert, Faith Coloccia, vêtu de la même façon, venu réciter quelques lignes de textes mystiques, tel une grande prêtresse de cérémonie). Les titres s’enchainent avec des transitions mystiques pour monter, monter, monter, former des mélodies dansantes et entrainante, s’abandonner dans des improvisations psychédéliques et s’interrompre tout en même temps, comme si rien n’était laissé à l’imprévu. Aussi bordélique qu’un rêve mais tout aussi parfait, les Master Musicians of Bukkake sont une expérience a ne pas manquer tant qu’on garde son esprit et ses oreilles ouvertes à la nouveauté. A la fin, quand les musiciens se retirèrent au bout de six morceaux (sans compter les transitions), le public s’écarte et fait quelque gestes d’adoration envers le chanteur/grand ordonateur tout en les acclamant. Une petite idée du type de réaction approprié, et bien mérité, que ces musiciens géniales méritent. Tenez vous le pour dit : A ne rater sous aucun prétexte !






















Pour la première fois depuis que j’écris ici, un nom ne m’est pas inconnu dans un de tes articles : Julie Christmas. Sans doute parce que comme tu le dis, c’est plus du rock qu’autre chose.
Voilà, c’est tout, je voulais juste marquer ce jour d’une pierre blanche :D
C’est vraiment la première fois? Mince. J’espère tout de même que j’ai pu te faire découvrir des trucs sympa entre temps.
Eh bien il faut dire que nous ne sommes pas exactement sur le même créneau musical ^^
J’avoue, je n’ai rien écouté encore, quand les articles paraissent, la plupart du temps je suis au taf et je n’ai pas de son sur mon pc, donc je me dis que j’écouterai chez moi, et puis entre-temps je tombe sur un autre truc à écouter…enfin je suppose qu’on a tous plus ou moins ce genre de « problème » :)
Je pratique pour ma part le « je balance le truc sur google, je récupère un disque et j’écoute ça en rentrant », mais faut avoir du trajet et de la grosse volonté pour s’enfiler beaucoup de disques et de groupes différents.