Pourquoi aller voir Trash Talk à la Boule Noire ?

Trash+Talk+DESTROYPour bien définir ce qu’est Trash Talk il faut au préalable expliquer ce qu’est le fastcore.

Le fastcore est un genre de hardcore popularisé par des groupes comme Ceremony, Trash Talk, Sabertooth Zombie et Bracewar. Leur son emprunte très largement à la power violence pour mieux varier les plaisirs entre des parties très rapides, quasi blastées, et des riffs beaucoup plus lourds et dissonants donnant lieu à des instantanés d’une minute vingt où l’on passe de l’explosion au ralentissement propice à tout ce que le hardcore peut proposer dans la gamme de la danse violente (se référer au clip de « Step down » de Sick of it all pour quelques exemples).

Ce qui différencie Trash Talk de tout ces groupes c’est la synthèse maitrisée et concise qu’ils réussissent en créant des albums d’un quart d’heure dans lesquels on a envie de se replonger. La récente publication de leur discographie en deux parties se résume donc à deux CD d’un quart d’heure (aussi disponible en vynil). Les concerts sont eux aussi tout aussi brefs mais le groupe compense très largement ce petit problème de temps en donnant dix fois plus d’énergie en quelque minutes que des groupes de dix années leurs cadets en donnent pendant toute leur carrière.

300Récemment enregistré par Steve Albini (Shellack, Big Black mais aussi producteur de Nirvana et Neuroris), les portes s’ouvrent maintenant bien en dehors de la sphère du hardcore pour cracher leur venin dans les oreilles de publics qui ne soupçonnent en rien ce qui les attend. Le groupe ouvrira donc pour Rolo Tomassi lors d’un passage parisien à la Boule Noire le 30 mars prochain. Un petit changement de taille après avoir donné des concerts mémorables (pour ceux qui y étaient, ce qui n’était malheureusement pas mon cas) au Klub et au Pixi (à Bagnolet). Jetez donc une oeil sur Youtube si vous êtes indécis et vous pourrez constater que tous les sets du groupe se rejoignent sur un même objectif : destruction, destruction, destruction. De la destruction dont on construit des légendes dans l’histoire du rock and roll. Fastcore ou pas fastcore, Trash Talk fait partie d’une tradition de groupe possédé par le besoin, et non l’envie, de faire cette musique.

A noter qu’en France, déjà, d’autres se sont inspirés de l’élan destructeur et ravageur de Trash Talk et consort et font pleuvoir les blast et le two step dans les fosses parisiennes sous les noms de Donkey Punch et Black Spirals.

Trash Talk from nick sethi on Vimeo.

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Auteur:Mathieu Lubrun - Hororo

25/02/82, 1m80, à peine 60 kilos et élevé pour parcourir le macadam parisien de refuge en refuge. Chroniqueur rock depuis 2004 sur Eklektik-rock, bibliothécaire 2.0 depuis 2008, passionné de musique (metal, jazz, rap, electro …) et de comics. Alcoolique de concerts et de disques, bavard et effervescent dès qu’il rentre en contact avec un artiste qu’il apprécie.
  1. 12 février 2010 à 10:42 #

    va falloir que je teste ce groupe en live!

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