Cannes : Rubber de Quentin Dupieux, ou l’histoire d’un pneu tueur

Rubber, c’est l’histoire de Robert. Et Robert est un pneu… Le film m’a fait penser, pour son côté 12ème degré, à Zombie Strippers ou Planète Terreur : un film barré où les acteurs comme le réalisateurs se sont faits plaisir, et nous en donnent en retour (c’est qui est chouette avec l’art, c’est que ça marche dans les deux sens généralement).

Rubber est un film totalement, absolument, inconditionnellement déjanté. Il donne l’impression d’être le fruit d’un gros délire entre potes : « tiens, et si on faisait un film sur un pneu tueur ? ». Et ils l’ont fait !

« Ils », c’est Quentin Dupieux alias Mr Oizo (également réalisateur de Steak), et toute l’équipe qui a accepté de partager son délire : son producteur, mais aussi ses acteurs…

Le pitch

Dans le désert californien, des spectateurs incrédules assistent aux aventures d’un pneu tueur et télépathe, mystérieusement attiré par une jolie jeune fille. Une enquête commence.

En vrai

Rubber c’est l’histoire d’un pneu doté de pouvoirs de psychokynésie lui permettant de faire exploser la tête des gens (et accessoirement des oiseaux et des lapins). On assiste avec tendresse à l’éveil de Robert le pneu, qui tente de rouler d’abord maladroitement, comme un enfant titubant sur ces pieds, avant de prendre de l’assurance (en s’essayant à l’écrasement de bouteilles et scorpions par exemple). Oui, Robert est méchant, mais il le devient encore plus lorsqu’il assiste à un bucher de pneus !

Le film est littéralement porté par ses acteurs Wings Hauser et Roxane Mesquida, mais encore plus particulièrement par Stephen Spinella et Jack Plotnick, qui sont plus que crédibles dans des rôles pour le moins loufoques.

Malgré une petite baisse de régime après un début fracassant (qui m’a valu une micro-sieste, je l’avoue), le film est gorgé d’interventions impromptues, de scènes sorties de nulle part, de dialogues d’un autre univers. Tout ça pour nous rappeler que parfois, dans les films, il ne faut pas chercher à comprendre mais juste profiter : NO REASON !

RUBBER EXTRACT 1 from oizo mr on Vimeo.

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Auteur:la Fille du rock

Blogobitch assumée qui a basculé du côté obscure de la culture : du Metal, des films de genre, des jeux vidéo burnés... Je rêve d'un câlin avec Greg Puciato, je hais les clowns depuis Killer Klowns from Outter Space, je pulvérise du locuste sur Gears of War 3, je suis une maman rock'n roll. Et c'est déjà pas mal.

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