Ma TL Twitter est envahis de lien vers ce site. Chaque mise à jour m’impatiente et je commande sans cesse de leur tee shirt sans penser à la place qu’ils prendront ensuite dans mon armoire, ou au besoin même que je puisse ressentir d’avoir autant de possibilités de m’habiller, du moins pour ce qui est du haut. Les filles qui passent chez moi doivent être raide dingue, mais pas forcement dans le bon sens, de ma garde robe : surement plus de 70 tee shirt différents occupent mon étagère. Beaucoup de noir, mais aussi de la couleur et un peu de blanc. Les designs ne sont par contre des plus fashion et n’attireront pas les regards Axe que vous font miroiter les pubs. Je me demande même ce que doivent penser les étudiants de ma bibliothèque qui me voit pratiquement jamais avec les même design.
Le site dont je parle c’est Shirts & Destroy, la base d’opération de plusieurs artistes dont l’expression se retrouve sur des vêtements, des affiches et des disques. Mes préférés sont Seldon Hunt et Florian Bertmer. Fut un temps, Aaron Horkey faisait aussi partie de l’équipe mais son nom n’est plus mentionné sur le site, malheureusement. Bref, ces deux là me donnent déjà assez d’occasion de me jeter sur leurs créations, mais aussi sur celle de leurs copains comme John Baizley (de Baroness, responsable des couvertures de son groupe mais aussi de celles Kverlatak, Torche, Black Tusk) ou les créations originales de design pour des groupes qui font partie de leur potes.
Par exemple, Ryan Begley a réalisé le superbe design de ce tee shirt de Tombs (groupe de post metal avec un Anodyne) mais ne figure pas dans la liste des artistes qui ont leur propre shop sur le site pour mettre en valeur leurs créations originales. Ainsi, même si le sujet principal de ce site est la musique, elle sert aussi a mettre en valeur les créations de type comme Florian Bertmer dont l’inspiration vient aussi de l’oeuvre du réalisateur/scénariste de bande dessinée Alejandro Jodorowsky en l’honneur de qui il a réalisé ce superbe tee shirt inspiré du film The Holy Mountain (la Montagne Sacré en VF).
Dans cette diversité on trouve de même un certain style maison, très « METAL », avec pas mal de crâne et des visuels lorgnant vers une esthétique sombre. Pour autant, les exceptions sont là et il ne faut pas non plus voir dans une démone, les seins a l’air, un besoin de glorifier Satan.
Tout les artistes, musiciens et « designers » (histoire de faire large tant leurs supports d’expression le sont tout autant) sont mis sur une même ligne d’égalité pour mettre tous autant leurs créations. Pas de limite de style non plus dans les groupes, le grind schizophrène de Agoraphobic Nosebleed fait copain copain avec le Celestialcore de AmenRa ou le screamo classieux de La Dispute et le black metal de l’été de Kvelertak. S’ajoute a cela des créations sans aucun lien avec quoi que ce soit, comme cette casquette orné d’un gros oeil ou l’Abécédaire du Metal par Aye Jay. Seul compte peut être uniquement la guitare et la distorsion. Pas forcement grosse la guitare hein. Suffit d’écouter les lignes mélodiques fines et mélancoliques de La Dispute pour s’en convaincre. Ces types là sont ouvert et se sont donc compartimentés eux-même sous une étiquette qui leur convient très bien, celles artistes multi tout et dont le seul but est de montrer que la monde de la musique ne s’arrête pas aux disques.
















