Mercredi dernier, Motorola nous donnait la possibilité d’assister à leur conférence de presse. Celle-ci mettait en lumière la sortie de leur nouveau Smartphone baptisé le RAZR (prononcer « razor » mais pas trop) ainsi que de deux tablettes, les Xoom 2 et Xoom 2 Media Edition.
Motorola, qui ne signifiait pas jusqu’à maintenant pour moi un constructeur avant gardiste a changé cette donnée ce soir. L’entreprise, scindée en deux branches au cours de l’année 2011, a vu sa branche « mobility » rachetée en aout par le géant Google.
Avant de commencer le cours magistral, Motorola permettait aux invités de se familiariser à ses nouveaux bébés. Bien vu et agréable, entouré d’hôtesses à notre disposition. Dès la première approche, on sent une grande cohérence dans la gamme et une véritable recherche au niveau du design. Aspect métallisé, courbes biseautées du plus bel effet, la déclinaison des trois éléments reflète un gris anthracite simplement beau et attirant. Sous le capot, chaque appareil est un bijou de technologie. La vitesse d’exécution est hallucinante, la qualité de l’écran est réellement bonne, les couleurs justes.
Nous passons ensuite à la présentation dédits appareils.
Le RAZR est d’une extrême légèreté, épais de quelques millimètre à peine. 4,3 pouces au niveau de l’écran, caméra 8 millions de pixels, vidéo HD à 1080p, bref le RAZR aligne les chiffres et les performances, cachant un processeur double cœur à 1,2 GHz, Android 2.3.5. Au niveau des plus, on peut noter l’utilisation d’acier inoxydable, une finition en Kevlar, et une protection gorilla glass avec revêtement hydrophobe intérieur/extérieur. Niveau technique, le logiciel MotoCast permet la synchronisation de votre bébé avec vos produits numériques, permettant une connexion simultanée entre tous vos supports. L’engin permet même l’automatisation de certaines tâches (diminution de la luminosité de l’écran à mesure que la batterie s’amenuise, extinction du gps/bluetooth à la maison).
Les deux tablettes Xoom 2 et Xoom 2 Media Edition, respectivement 10,1 et 8,2 pouces sont les grands frères du RAZR. Ils reprennent son design aux bords biseautés et finition metal. Moins de 10 mm d’épaisseur, processeur identique et la possibilité de lire jusqu’à 10h de vidéo.
On notera au passage le petit lapsus : « la sécurité n’a pas été obligée…euh oubliée ».
Pour avoir vu et utilisé les produits, ceux-ci semblent réellement bons dans l’immédiat bien qu’il soit compliqué de se prononcer réellement sur du long terme avec pareil test.
Le seul bémol de Motorola viendra de son plan marketing désuet. La publicité axée sur le désir reprend un axe éculé de la jeune femme tombant soudain sous le charme de l’homme possédant le RAZR.
On regrettera également la mise en place frileuse sur les différents médias, se contentant de solutions simples (spots télé, affiches, encarts pubs) y compris sur internet où l’entreprise ne mise que sur des bannières et des achats de mots clés pour faire « du buzz ».
Heureusement, la soirée se finie sur un concert privé de la chanteuse Ayo, accompagnée de Daniel Bravo (Tryo) aux percussions et de Sly Johnson (Saïan Supa Crew) à la voix et aux machines.
Beaucoup d’humour, des lumières rarement aussi réussies, un son parfait et avant tout des talents incroyables. Un excellent choix d’artiste et surtout, l’oubli total de la privatisation d’une musicienne pour une soirée « presse ». La foule conquise finira une partie du concert debout à applaudir le trio.






















