Sulla Strada Di Casa – Festival du Film Italien de Villerupt

Le deuxième film de cette 34ème édition du festival du film italien de Villerupt s’intitule Sulla Strada Di Casa (sur le chemin de la maison) du réalisateur Emiliano Corapi. Il a également été produit en 2011 et concourt pour les Amilcars du public et du Jury Jeune.

« Alberto est un petit chef fd’entreprise au bord de la faillite. Dos au mur, il se voit contraint de traiter avec un eorganisation criminelle calabraise. Insoupçonnable aux yeux de tous, les trafiquants l’utilisent comme transporteur pour livrer de la drogue. Un nouveau ‘voyage » se prépare. A la veille du départ, des hommes armés s’introduisent chez lui, le menacent, brutalisent et séquestrent sa femme et ses enfants. Ils lui ordonnent de leur rapporter la précieuse marchandise ».

 

Forcément, rien ne se passe comme prévu et ce qui ne devait être qu’une simple affaire de mœurs se transforme en un thriller lent tout autant que haletant, pris dans une pesanteur significative.
Le film reprend les codes du genre et n’échappe pas à certains clichés tant vis-à-vis des personnages que du déroulement de l’intrigue. Exception faites concernant le scénario du dernier quart d’heure bizarrement conclu.
Le film s’attarde au travers de nombreux flashback à présenter la psychologie des personnages et essaye de faire transparaître leur état d’esprit tout au long de l’évolution de l’histoire. Une fois Alberto confronté à un potentiel « rival », toute l’intrigue prend corps et s’épaissie autour des solutions qui s’amenuisent à mesure que le temps avance. Au dela de la condition de passeur illégal, le réalisateur profite de la position désagréable de ses personnages pour les lancer dans une introspection tardive de leur personnalité et de leur vie, ceux-ci se repassant les derniers moments clés vécus.

Bien qu’efficace, le film est plutôt inégal et livré à une fin confuse quoi que bien lancée par un twist auquel je ne m’attendais pas. A noter toutefois le jeu efficace des deux rivaux et de leurs femmes, bien que l’apparition de ces dernières soit somme toute fugace.

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Auteur:uGo

Musicien malgré lui depuis l’âge de ses 6 ans, survivant d’une école d’art, plongé à ébullition dans le digital, Ugo par mégalomanie aime bien parler de lui à la troisième personne. Après plus de 3 ans à profiter gratos de concerts et festivals en prétextant y faire quelques photos et un article par-ci, par-là, l’hurluberlu voyageur n’a toujours pas compris que cumuler projets associatifs et bénévoles ne nourrit pas son homme. Qu’importe, le but du recrutement ici était de boire des coups ! Au-delà des pitreries, la musique, l’art et la culture sont ses grandes marottes, et tout projet allant dans cette direction titillera ses sens aiguisés et en alerte (épatant non ?).

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