The Human Centipede 2 (Full Sequence) – Carnage au rayon boucherie

Ne vous attendez pas à me voir aussi enthousiaste pour ce Human Centipede 2 (Full Sequence) que j’ai pu l’être avec son prédécesseur the Human Centipede (First Sequence). Là où le premier se montrait sobre et tout en retenue, cette séquelle putride se complait dans le gore cradingue où les effusions de sang côtoient les projections d’excréments.

La finesse est donc au rendez-vous, même si la bande-annonce nous mettait déjà en garde en promettant « Le film qui redéfinit les limites de l’horreur extrême« .

L’histoire

Martin a la quarantaine et est particulièrement perturbé par les sévices sexuels subis par son propre père, et sans doute aussi par la haine que lui porte sa mère depuis qu’il a dénoncé son paternel, et avec laquelle il vit toujours. Entre deux séances de paluchage au papier de verre, il voue un véritable culte au film The Human Centipede, dont il s’est mis en tête de surpasser l’oeuvre en cousant bouche à cul non pas trois mais douze pauvres âmes.

Ce que j’en ai pensé

Le réalisateur Tom Six nous sert ici tout ce que l’on craignait d’avoir à endurer avec son premier opus.

Il ne s’embarrasse pas à dresser le portrait de ses victimes dans l’espoir qu’on s’y attache, mais se concentre plutôt sur leur bourreau, que l’on peine à détester ou même à plaindre tant tout de lui inspire le dégoût : de gros yeux globuleux, un corps tassé à l’énorme bedaine dégoulinante, une forte tendance à la transpiration… Sans parler de ses atroces mimiques et grimaces. Le moins que l’on puisse dire c’est que le sieur Six sait choisir des gueules pour incarner ses détraqués. Après Dieter Laser en professeur fou, Laurence R. Harvey incarne à merveille ce désaxé pervers.

J’avoue même avoir été parfois mal à l’aise face à la répulsion qu’il m’inspirait, ne pouvant m’empêcher de confondre le personnage et l’acteur. En effet une fois sorti du plateau, Harvey ne laisse pas au vestiaire son physique ingrat.

Mais revenons à notre sujet. The Human Centipede 2 nous plonge d’emblée dans le gore insoutenable pour ne plus jamais nous en sortir. Tout ce que vous pouvez imaginer de plus déviant vous est servi ici sur un plateau (les plans cul en moins) : des crânes enfoncés, de la chair arrachée, déchiquetée, tailladée, de la souffrance, de l’humiliation, des cris et des larmes.

Pas de répit, il vous faudra prendre sur vous pour tenir jusqu’au bout (j’ai tout de même manqué vomir à deux reprises, ce qui ne m’était pas arrivé depuis la scène de la « pêche aux paupières » de I Spit on your Grave). Le noir & blanc rend ces images crues légèrement plus regardables que la couleur, mais ce qui nous reste en tête est particulièrement écœurant rassurez-vous.

Si vous vous demandiez quels ravages pourrait faire un film choc auprès de quelqu’esprit dérangé confondant réalité et fiction, vous en avez ici un aperçu. Bien loin de l’atmosphère clinique et aseptisée de la cave du professeur Heiter, Martin opère dans un hangar suintant la rouille avec des outils rudimentaires empruntés dans la cuisine de sa môman. Tout attristé lorsqu’il casse un de ses « jouets » par maladresse (une hémorragie ça ne pardonne pas), il n’est pas plus satisfait une fois son mille-pattes assemblé.

Un film écœurant, n’ayant d’autre but que de choquer son auditoire qui pourtant avait été conquis par une approche tout en finesse d’un concept des plus tordus…

 

Réalisé par Tom Six

Avec Ashlynn Yennie, Dominic Borrelli, Lucas Hansen

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Auteur:la Fille du rock

Blogobitch assumée qui a basculé du côté obscure de la culture : du Metal, des films de genre, des jeux vidéo burnés... Je rêve d'un câlin avec Greg Puciato, je hais les clowns depuis Killer Klowns from Outter Space, je pulvérise du locuste sur Gears of War 3, je suis une maman rock'n roll. Et c'est déjà pas mal.

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