Autant pour me tenir au courant des sorties musical je sais me tenir au courant efficacement, j’ai encore du mal à tout suivre pour ce qui est de la bande dessinée, même en me limitant aux Etas-Unis puisque mon intérêt pour les auteurs franco belge et japonais a grandement diminué (à l’exception de quelques titres notables comme Soil ou Berserk pour ce qui est des mangas). Trop d’éditeurs, de titres mensuels à la parution parfois aléatoire et des colletions souvent un peu trop cher pour les acheter les yeux fermés. D’année en année je m’améliore mais encore une fois cette année beaucoup des listes des meilleurs BD contiennent des oeuvres que je n’ai pas eu le temps de lire, l’argent pour les acheter, ou même dont j’ignorais l’existence. C’est donc avec un peu de regret que je vois arriver le temps de dresser un bilan quand je pense à tout ce que je lirais en retard. Voici cependant une liste de titre marquant pour cette année 2011 parmi lesquels vous trouverez, je l’espère, l’inspiration pour vos cadeaux ou vos prochaines lectures. Encore une fois le classement est seulement alphabétique faute de pouvoir départager toutes ces oeuvres de qualité.
Action Comics de Grant Morrison et Rags Morales (DC Comics)
Grant Morrison (the Invisibles, We3, All Star Superman) ne nous avait pas habitué à un scénario aussi clair, et ce n’est pas une critique, mais pour le retour de Superman dans le cadre de la relance des titres DC Comics, il a épuré son style et donner à Rags Morales la tache d’illustrer un nouveau début pour Superman emprise ave Lex Luthor et son combat contre la corruption. Que font les super-héros face à la crise? Ils se transforment en robin des bois moderne et mettent leurs talents aux services de ceux qui en ont le plus besoin. Le Superman « Bruce Springsteen » du roi écossais du comic book passionne à chaque numéro.
Animal Man de Jeff Lemire et Travel Foreman (DC Comics)
En passe de devenir le nom que tout le monde a sur les lèvres, Jeff Lemire continue son ascension en reprenant une série rendu culte par Grant Morrison. Tâche périlleuse que celle de passer après une légende mais l’auteur en question écrit actuellement la sienne avec Sweet Tooth et offre à Animal Man une nouvelle histoire horrifique. Pour ce faire, il est associé à une autre révélation, Travel Foreman, parfait pour illustrer l’univers onirique des esprits de la nature. Une preuve de la richesse et de la diversité des séries que publie actuellement DC Comics dans son catalogue le plus mainstream.
Butcher Baker the Righteous maker de Joe Casey et Mike Huddleston (Image Comics)
Mike Huddleston et Joe Casey font partie du club des talents les moins célébrés de la bande dessinée alors que leur nouvelle série, débuté cette année, rafraîchit le comics de super-héros avec un personnage principal, décédant du Comédien des Watchmen, opposé à ses anciens ennemis et à un tout nouveau, un policier de l’autoroute accompagné d’un esprit aux intentions vengeresque étranges. L’objectif est classique mais le moins d’y parvenir l’est beaucoup moins, tout comme le dessin de Huddleston qui réussit un très bon compromis entre la couleur et le noir et blanc qui sied si bien à son style.
Joe the Barbarian de Grant Morrison et Sean Gordon Murphy (DC Comics / Vertigo)
La compréhension de cette histoire sera beaucoup plus facile quand je la relirais d’une seule traite mais le plaisir de découvrir chaque mois les planches du génial Sean Gordon Murphy était beaucoup trop grand pour attendre la fin patiemment. L’histoire de ce gamin perdu dans le monde de ses jouets dont il est l’élu reprend en partie le principe de We3 de faire vivre une aventure en suivant uniquement la perception de son protagoniste sans prendre de recul. Alors métaphore, illusion ou véritable voyage dans une dimension parallèle? Le choix n’est pas totalement tranché et la lecture n’en est que plus passionnante.
Paying for it de Chester Brown (Drawn and Quarterly)
Le débat sur la prostitution reprend de plus belle alors que l’on vote pour arrêter les clients. C’est là que l’oeuvre de Chester Brown arrive à point puisque lui a choisit de l’être, client, et raconte ses rapports avec les prostitués qu’il a fréquenté, les raisons qui l’ont amenés là et les différentes discussions qu’il a eu avec ses amis à ce sujet. Un mélange de reportage, d’oeuvre auto biographique et d’étude sociologique depuis un point de vue que l’on a rarement l’occasion de lire. Si il a un chef d’oeuvre a désigner dans cette liste, c’est celui-ci.
Scalped de Jason Aaron et R.M. Guéra (DC Cmics / Vertigo)
Une série que je regrette de ne pas avoir commencé en numéros individuels, Scalped est l’une des série Vertigo les plus passionnantes actuellement avec Sweet Tooth. Alors que le noir vit une renaissance dans les pages des comics américain, Scalped se hisse en haut de la pile. Dans une réserve indienne dominé par le gérant du casino locale, et de la pègre qui l’accompagne, un flic infiltré lutte avec les preuves et les coupables dont il fait partie. D’histoires personnelles en trahison l’intrigue progresse a chaque page sans jamais perdre une case pour donner toujours plus de volume à tout les personnages qui l’habitent. Jason Aaron n’est pas l’auteur le plus prometteur actuellement, il est celui qui les tiens toutes.
Stumptown de Greg Rucka et Matthew Southworth (Oni Press)
Un polar mais pas un roman noir, de quoi se rafraîchir l’esprit avec moins de violence et une enquête mené par une détective privée, une rareté en règle général mais une habitude pour Greg Rucka dont les personnages principaux sont souvent des femmes (Whiteout, Queen and Country). J’espère pouvoir lire une nouvelle histoire écrite et dessinée par ce duo durant l’année 2012 et apprécier de nouveau la qualité d’une narration fluide au service d’une intrigue très classique mais très bien mené.
Sweet Tooth de Jeff Lemire (DC Comics / Vertigo)
Monde post apocalyptique. Apparition d’une nouvelle espèce d’être humain. L’élu est un jeune garçon boisé tel un cerf. L’espoir a bien du mal a percé pour éclairer la route de l’équipe qui accompagne et protège un héros à la dent sucré mais son développement de l’enfance à l’adolescence le transforme en un être encore plus imprévisible. Malgré toutes les qualités de Animal Man, Sweet Tooth est encore le meilleur titre qu’écrit actuellement Jeff Lemire.
Who is Jack Ellis? de Nathan Edmonson et Tonci Zonjic (Image Comics)
Les Etats-Unis rappellent à l’Europe ce que c’est qu’un bon thriller en bande dessinée. Pourchassé, Jon est aidé de Jake Ellis, un être que lui seul peut voir et dont il ignore tout alors que celui connait toujours tout sur ce qui va se passer dans la vie de son compagnon. En cinq numéros, le duo va plonger à la découverte d’un secret qui mettra leur existence en péril. Il y a aura t’il une suite? Il y en a t’il vraiment besoin d’une? Une excellente histoire largement ignoré par les projecteurs que beaucoup de liste acclame déjà comme l’une des meilleurs parution de l’année.
Wolverine and the X-Men de Jason Aaron et Chris Bachalo (Marvel Comics)
Wolverine dans un top 10 des meilleurs comics de l’année? Marvel, et plus précisément Jason Aaron (Scalped) ont réussi a me passionner pour leurs mutants alors que je n’en avais jamais eu grand chose à faire depuis le départ de Grant Morrison de New X-Men en 2004. La séparation marketing de l’équipe nous permet pourtant de revivre la grande époque de Generation X quand les histoires de Scott Lobdell et Chris Bachalo naviguaient entre la légèreté de l’adolescence et la gravité de la cause des mutants. De l’humour, de l’amour, de l’action, des personnages aux interactions savoureuses et une organisation mené par des enfants riches et meurtrier. On en est encore qu’au deuxième numéro et 2012 s’annonce déjà comme l’année du renouveau des mutants.
















