A chaque nouvel album de Trivium, c’est un peu comme une révélation : un émerveillement constant devant les prouesses musicales et l’impact des paroles et du chant. Depuis déjà quelques années, Trivium n’est pas seulement UN groupe de métal, c’est LE groupe de métal qui a su mettre en avant des compositions musicales riches et intenses dignes des meilleurs groupes de métal symphonique et imposer un chant sombre et ténébreux délivrant avec langueur et pesanteur des paroles décapantes.
Il était pourtant mission impossible de trouver dans le milieu du métal contemporain un groupe sachant allier avec savoir faire et impact la puissance de la composition instrumentale et le tour de force surhumain qu’est l’écriture des membres de Trivium.
Corey Beaulieu, le lead guitariste de Trivium témoigne de l’envie perpétuelle du groupe de se démarquer de ses pairs par une richesse réelle dans les compositions et une originalité première et importante. Paolo Gregoletto, bassiste émérite, donne un relief en trois dimensions aux différents morceaux qui composent « In Waves ». Morceaux qui pourraient s’apparenter à des tableaux de Turner avec la noirceur des sujets de Caspar David Friedrich. Ainsi, dès le premier morceau « Capsizing the Sea », l’œuvre se peint sous nos yeux, tout aussi déroutante que « Le Moine au bord de l’eau » de Friedrich, cette force musicale picturale nous transporte dans un monde hors du temps, hors de l’Art et hors de toute réalité palpable. Une force et une qualité qui est fortement prisée et appréciée, dans quelque genre musical que ce fût, et qui donne comme une envie irrépressible de continuer le voyage avec avidité et ferveur.
Et la musicalité n’a pas de prix avec Trivium puisque chaque morceau est un délice ! Voguant dans la tempête avec difficulté mais une grande fascination de l’extrême, nous savourons « Inception of The End » le souffle court, ne sachant pas que bientôt nous devrons affronter entre exquis désir et brûlante ardeur la puissance intense et tapageuse de « Caustic are the Ties that Bind ». Occis de plaisir auditif, nos lèvres brûlantes sous les mots délicats et imparfaits à la fois, nous entonnons l’avant dernier morceau « Of All These Yesterdays » avec une émotion non vaine. Et alors que l’album s’achève sur les notes salvatrices de « Leaving This World Behind », sorte de catharsis musicale parfaite, nous quittons l’exutoire ardant que fût « In Waves » avec un tremblement continu et inévitable dans chacun de nos membre.
Trivium sera en concert en France pour une date unique à l’Olympia à Paris le 28 novembre ; ne ratez donc pas une miette de ce show qui s’annonce phénoménal avec un groupe au sommet de sa forme !
In Waves
Sortie le 5 août 2011
(WEA – Roadrunner Records)




















Je suis étonné que tu ne cites pas Metallica dans ta chronique, c’est la principale influence de ce groupe.
Je suppose que pour moi, dans cet album du moins, l’influence était un bien moindre détail à citer. Je souligne une fois encore, l’importance de cet album dans l’histoire du métal, à écouter sans attendre.
Faudra que j’écoute ne serait ce qu’un peu alors parce que tout ce que j’ai entendu de Trivum était sympathique mais dispensable. Un simple mélange de mélodie FM avec des riffs à la Metallica, rien de neuf. en somme
Après avoir écouter le single je leur trouve quand même une grosse ressemblance avec Soilwork et autre Killswitch Engage. Rien de trop neuf sous le soleil du metalcore en somme.